Et si Cristiano Ronaldo était le grand bonhomme de cet UEFA EURO 2016™ ?

Le Portugal débute sa compétition ce mardi face à l'Islande. Un match qu'il ne faudra pas louper pour sortir d'une poule compliquée et rêver d'un premier titre européen, que convoite plus que tout Cristiano Ronaldo. 

Chaque sélection possède sa star, sa pépite, un homme sur qui les plus profonds espoirs reposent avant de démarrer une grande compétition internationale. Côté Portugais, on pense forcément à Cristiano Ronaldo, meilleur buteur de l'histoire de la Seleção et récent vainqueur de la Ligue des Champions. S'il n'a jamais brillé dans un Euro ou une Coupe du Monde, cette année est peut-être la sienne.

La pression ? Sans façon

Tout de suite, les inconditionnels de Messi nous diront : "Mais Ronaldo n'est pas décisif dans les grands rendez-vous !". Certes il n'a jamais réellement brillé en finale de Ligue des Champions (hormis en 2008 où il est élu homme du match) ni dans les grandes compétitions internationales. Mais Cristiano Ronaldo se nourrit de la pression et des critiques. Il n'a pas réalisé une grande finale de C1 cette année ? Pas de souci. Au moment décisif, il ne tremble pas pour offrir la coupe aux grandes oreilles au Real avec le pénalty de la victoire. Cold as ice.

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Des exemples en sélection ? Pas de problème. Repensez aux barrages de l'Euro 2012, où il plante un doublé lors du match retour face à la Bosnie. Ou encore en barrages du mondial 2014, où il porte son équipe en marquant notamment un triplé au match retour sur les terres de Zlatan Ibrahimovic. CR7 pas décisif dans les moments importants ? On repassera.

L'Euro et Ronaldo : une histoire d'amour tourmentée

À 31 ans, Cristiano Ronaldo n'a plus le temps de niaiser. Le Portugais sait qu'il s'agit sûrement de l'une de ses dernières chances de remporter cette compétition dans laquelle il n'a jamais été verni. En 2012, il ne passe pas loin en échouant en demi-finale aux pénalties face à l'Espagne. En 2008, le parcours s'arrête en quart de finale face à l'Allemagne. Mais le pire souvenir reste 2004 alors qu'il est âgé de 19 ans, lorsque le Portugal perd la finale de la compétition à la maison face à la Grèce.

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Pour sa 4ème participation, le triple Ballon d'or arrive plein de certitudes. Une campagne qualificative avec le Portugal quasi parfaite (7 victoires en 8 matches), une saison avec le Real où il a remporté la C1 et le titre de meilleur buteur de la compétition, et une saison pleine statistiquement parlant (51 buts en 48 matches toutes compétitions confondues). Plus qu'intéressant pour préparer l'Euro.

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Une superstar bien entourée

C'est aussi l'une des grandes forces du Portugal cette année. Si la défense de la Seleção reste un gros point d'interrogation, Cristiano Ronaldo est très bien entouré sur le plan offensif. Un milieu jeune avec des individualités très fortes (William Carvalho, Danilo et la pépite de Valence André Gomes), combiné à un joueur d'expérience (Moutinho) : l'équilibre est très intéressant.

Devant, des feux follets capables de parfaitement épauler la star portugaise. Que ce soit Nani, avec qui il a évolué de nombreuses années à Manchester United et en sélection, ou Quaresma qui a brillé pendant les matches de préparation de cet Euro. La complémentarité peut faire mal, comme le montre ce but marqué face à l'Estonie il y a quelques jours : on est quand même sur du football plaisir.

Ronaldo n'arrive donc pas seul sur les pelouses françaises, et se voit décharger du poids de "sauveur" d'un pays. Un rôle qu'il endosse depuis qu'il a pris le brassard de capitaine en 2007 lors du départ de Figo, et qui était sûrement un peu lourd à l'époque pour un joueur âgé de 22 ans. Aujourd'hui, il est arrivé à maturité pour porter son équipe vers les sommets. Au point de nous donner rendez-vous le 10 juillet prochain au Stade de France ?

Par Julien Choquet, publié le 14/06/2016

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