Arsène Wenger a répondu à vos tweets : "Je viens d'un village moi, on ne s'arrachait pas les maillots !"

Troisième épisode avec Arsène Wenger qui nous débriefe le match France-Suisse et nous parle de l'Euro comme jaja. 

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(Rires) "Oui c'est un peu ça. Jallet aujourd'hui n'a plus de cheveux, cela voudrait dire qu'il faudrait raser carrément les pelouses ? Pourquoi pas... Mais en tout cas, il pose un vrai problème, et c'est un problème auquel je ne m'attendais pas du tout, car quand tu joues en France au mois de juin, tu te dis que les pelouses doivent être parfaites. On se rend compte que non."

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"Parce que à l'Emirates, j'ai pris l'architecte à part, avant qu'on commence à construire le stade, et je lui ai bien rappelé que le truc le plus important c'était la pelouse, et que si la pelouse n'était pas bonne, on refuserait de le payer. Donc le stade a été construit en fonction de la pelouse. Le dessin elliptique de notre toit est dû à une étude sur ordinateur de l'ensoleillement et tout a été fait pour que la pelouse soit préservée. À Lille, c'est un stade très encaissé avec un toit sur les tribunes qui montent très haut sur la pelouse, et ça ne favorise ni l'ensoleillement, ni l'ouverture au vent."

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"C'est ce que l'on dit toujours aux joueurs, et Deschamps a raison ! On l'oublie souvent, car on est dans une société d'image, mais la vérité c'est toujours ce que nous sommes sur le terrain. Et nous ne sommes pas des avocats : nous ne vivons pas de ce que nous disons, nous vivons de ce que nous faisons sur le terrain."

"Je n'en sais rien, justement. Est-ce que les joueurs jouent avec des crampons trop courts ? Est-ce que c'est la pelouse qui cède trop facilement ? Moi j'aurais plutôt tendance à dire que c'est de la faute de la pelouse..."

(Il sourit) "Pas comme des cons hein, parce que le foot c'est de la patience aussi. Parfois on est assis là, et pour voir un moment exceptionnel, il faut de la patience. Oui, pour l'instant ils nous ont fait poireauter, mais peut-être que ça va changer, on ne sait jamais, c'est imprévisible le foot !"

"Ah bon, parce que dans les villages vous vous déchirez les maillots et vous jouez avec des ballons crevés ? (Rires) Je viens d'un village moi ! On ne s'arrachait pas les maillots ! Mais on peut se poser la question après le match, est-ce que les maillots sont plus fragiles aujourd'hui ou est-ce que vraiment ils s'empoignent à ce point là ? Moi je pense surtout que les joueurs sont plus musclés aujourd'hui, et que quand ils tirent, ça tire aussi sur le maillot."

"Je pense que Deschamps s'est dit : 'Bon, on n'arrive pas à marquer, assurons le nul pour au moins finir premiers'. C'est un choix d'entraîneur que moi je comprends, mais c'est vrai que les gens qui viennent pour voir du spectacle, ils veulent voir des attaquants."

"Ça c'est un geste technique qui m'a épaté, car quand Sissoko passe sur le côté droit, je vois le centre, je vois arriver Payet, je me suis dit 'c'est Payet, mais ça c'est vraiment dur...'. Mais la netteté de sa reprise, sa qualité technique, sont fantastiques. Et c'est vrai, on aurait souhaité qu'il marque sur cette action, rien que pour être récompensé de la qualité de son geste. Et ça montre très bien, quand on regarde Payet attaquer le ballon, que le concentration et le relâchement en même temps, c'est très important. Il n'y va pas pour frapper comme une mule, juste il s'applique très très bien, et c'est un geste magnifique."

"Ce qui est sûr c'est qu'on sort d'une période qui est un championnat, et on arrive dans la période de coupe. Ça change quand on arrive dans les éliminations directes, la pression est plus importante. Mais au fur et à mesure qu'on avance dans la compétition, le poids sur nos épaules va s'alléger. Si on franchit les huitièmes, tout le monde va être à l'unisson et pousser dans le même sens. Pour les huitièmes, il va falloir être décisif, ce n'est plus le calcul qui compte. Psychologiquement, ça change complètement."

"Bale, Modric, Kroos aussi, m'ont vraiment impressionné depuis le début du tournoi."

"(Rires) Euh... Benzema étant absent, il ne peut pas faire un meilleur Euro que Zlatan et Cristiano Ronaldo. C'est vrai que Cristiano a été malheureux contre l'Autriche, mais je l'ai senti en regain sur ce match-là. Zlatan, pour l'instant, il souffre avec son pays, car ils n'ont aucun tir cadré en deux matches, je pense que ça ne va pas durer. Je pense que le Portugal va passer, et ça m'étonnerait que Cristiano Ronaldo reste trois matches sans marquer des buts."

"Je me demande en ce moment avant les matches s'il ne faut pas que j'emmène un manteau tellement il fait frais ! J'ai toujours autant de mal avec les fermetures éclair, car ce sont des longs manteaux, et ça ce coince très souvent !"

Par Lucie Bacon, publié le 22/06/2016

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