Pourquoi les Américaines dominent autant le foot féminin

La crème de la crème.

Aux États-Unis, les plus fortes ce sont les filles. Et pas qu’au pays de l’oncle Sam d’ailleurs. Triple championnes du monde et quadruple championnes olympique, les Américaines dominent le football mondial. À chaque compétition, elles font figure de favorites pour le sacre final, et cette Coupe du monde ne fait pas exception à la règle.

Mais ce statut d’épouvantail à chaque tournoi n’est pas dû au hasard, ou à une simple génération dorée. Historiquement et culturellement, la pratique du foot est surtout associée aux femmes de l’autre côté de l’Atlantique, alors que c’est surtout une affaire d’hommes sur le vieux continent. Une culture foot plus ancienne aux États-Unis, qui expliquerait pourquoi la pratique du ballon rond s’est développée plus vite sur ces terres.

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"Elles jouent au foot comme, nous, on fait de la GRS"

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Avant de devenir professionnelle en France, Inès Jaurena a joué pendant quatre ans à la fac de Florida State. Autant d’années durant lesquelles elle a pu observer au plus près le niveau des Américaines. Et constater à quel point il s’agit d’un sport essentiellement féminin :

"Elles commencent en primaire puis elles continuent au collège, au lycée et ainsi de suite. Il n’y a pas de pôle comme l’INSEEP chez eux, contrairement à ce qu’on a en France, mais c’est plus accessible pour elles. J’ai croisé énormément de filles qui m’ont dit qu’elles ont joué au foot. Ce n’est pas un passage obligatoire mais elles jouent au foot comme , nous, on fait de la GRS. Si tu vois un match qui se joue dans la rue, c’est rare qu’il n’y ait pas une fille dans le lot."

Forcément, un tel niveau de pratique favorise l’émergence de talents. Même si, selon Inès Jaurena, "c’est plus technique en France", les Américaines compensent par leur "recherche de l’efficacité". Car "même sans être très techniques, elles apportent du danger". En somme, une véritable "culture de la gagne et de l’effort."

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Mais le nombre de licenciées et la culture de la gagne n’expliquent pas tout. La milieu de terrain du Paris FC pointe également la qualité des infrastructures et des conditions de jeu du temps où elle faisait partie de l’équipe de FSU :

"C’était comme un club pro pour les soins et les installations. Le terrain était au top, on nous lavait le linge, on nous apportait l’eau sur le terrain, on avait droit à des bains froids, des bains chauds, des outils que je ne vois apparaître en France que récemment."

Un savant cocktail qui fait de l’équipe nationale américaine la plus grande dans l’histoire du football féminin. Mais aussi fortes soient-elles, elles ne sont pas invincibles pour autant. Un paramètre important à garder en tête pour les Bleues à l’heure de défier en quart de finale de leur mondial ce qui se fait de mieux en matière de football.

Par Abdallah Soidri, publié le 28/06/2019

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