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Pastore évoque Cavani, Ibra, son but face à Chelsea et Batistuta dans un long entretien

L'ex petit prince du Parc a donné une longue interview pour le site de l'AS Roma dans lequel il a retracé tout son parcours.

Pendant 7 ans, il a autant fait vibrer les supporters du PSG avec ses pieds magiques qu’il les a désespérés avec sa fragilité. Depuis l’été 2017, il joue le même refrain à la Roma même s’il vient d'enchaîner 6 matches comme titulaire grâce au forfait de Lorenzo Pellegrini. C’est le moment choisi par le club pour publier un long entretien de l’Argentin qui ressemble à un bilan de fin de carrière. Résumé de son parcours, idoles de jeunesse et, bien sûr, son passage mémorable au Paris Saint-Germain, on vous résume tout.

Cet article, disponible en italien, en arabe et en anglais, nous emmène d’abord dans l’enfance classique d’un accro au football dans la ville de Cordoba. Il nous apprend que c’est en jouant en compagnie de son oncle avec une balle de tennis qu’il a acquis cette aisance technique. Niveau inspiration, sa première idole n’était pas un 10 mais un pur buteur :

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"Gabriel Batisuta jouait pour l’équipe nationale et marquait beaucoup de buts en Italie. J’avais un poster de lui dans ma chambre. Quand il est venu à Rome, mon père m’a offert son maillot en cadeau, c’était merveilleux".

Bien sûr en grandissant, c’est Juan Riquelme qui lui servira de modèle. Les 10 ont pour point commun l’amour du ballon bien donné et une nonchalance parfois agaçante. Après ses débuts en club au pays puis son exil à Palerme où il découvre l’Europe, la vie d’El Flaco bascule lorsqu’il débarque avec l’étiquette de première grosse recrue de l’ère QSI du PSG. Une période dont il garde de très beaux souvenirs malgré des débuts compliqués :

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"La première année a été un peu difficile car la langue et la culture étaient différentes. J'étais plus jeune, moins ouvert et très timide. […] Je me suis un peu démoralisé. Je pensais que je ne pourrais jamais apprendre le français. Mais à partir de la deuxième année, je me suis mis à la tâche, j’ai mis ma timidité de côté et j'ai commencé à parler. Je ne parlais pas bien la langue, mais je m'en foutais – le plus important était de me faire comprendre. À partir de ce moment, j'ai pu nouer des liens avec mes coéquipiers."

À propos de coéquipiers, deux l’ont particulièrement marqué, à commencer par Edinson Cavani. L’Uruguayen est son compère d’attaque préféré sur le terrain : il faut dire que les deux Sud-Américains ont passé une saison en Italie et cinq à Paris sous la même tunique. De quoi développer une bonne complicité et qualifier de "meilleur buteur avec lequel [il a] joué" El Matador. Il le place donc devant Zlatan pour lequel il voue une certaine admiration : "Si vous le regardez à l’entraînement, vous apprenez. Nous sommes toujours en contact – je suis très proche de lui".

Quant à son but favori, c’est également lié à ses années en rouge et bleu : "Je suis entré à cinq minutes de la fin du match et en une action, un formidable but est marqué et personne ne s'y attendait", dit-il en référence à son slalom d’anthologie marqué au match aller des quarts de finale de Ligue des champions 2014 contre Chelsea au Parc des Princes. 

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En revanche, la sélection pour laquelle il n’a joué "que" 29 fois n’a pas été abordée…

Par Roch Serpagli, publié le 07/11/2019

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