Mesut Özil a été retiré de la version chinoise de PES après ses propos sur les Ouïghours

Une chaîne chinoise avait déjà déprogrammé le match d'Arsenal le week-end dernier.

La semaine dernière, sur ses réseaux sociaux, le joueur allemand d'Arsenal Mesut Özil avait violemment dénoncé la politique chinoise de sécurité maximale au Xinjiang, engagée en réponse à des attentats. "Des Corans sont brûlés... des mosquées détruites... les écoles islamiques interdites... des intellectuels religieux tués les uns après les autres... Des frères envoyés par la force dans des camps", avait-il notamment publié.

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En réponse à ces publications, et même si Arsenal avait pris ses distances avec les propos de son numéro 10, la chaîne publique chinoise CCTV avait déprogrammé dimanche dernier la diffusion du match entre les Gunners et Manchester City. La plateforme de streaming PPTV avait fait de même. 

Les propos d'Özil ont tellement irrité Pékin que cette semaine, il a été retiré des versions chinoises de Pro Evolution Soccer (PES). NetEase, qui distribue en Chine le jeu sur mobile, a indiqué dans un communiqué avoir retiré du jeu Mesut Özil en raison de ses "commentaires extrêmes" :

"Ces propos ont heurté la sensibilité des fans chinois et violé l'esprit d'amour et de paix de ce sport. Nous ne comprenons pas, n'acceptons pas et ne pardonnons pas ce commentaire."

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Les Ouïghours constituent l'une des 56 ethnies recensées en Chine. Principalement musulmans, parlant pour la plupart une langue apparentée au turc, ils constituent un peu moins de la moitié des 25 millions de personnes vivant au Xinjiang.

La Chine a été frappée à plusieurs reprises par des attentats attribués à des militants ouïghours, notamment en 2014, lors d'attaques à l'arme blanche en gare de Kunming dans le sud-ouest du pays (31 morts) et à l'explosif contre un marché d'Urumqi (39 morts), la capitale du Xinjiang.

Des organisations de défense des droits de l'homme, des chercheurs et Washington accusent Pékin d'avoir interné dans cette région jusqu'à un million de musulmans, principalement ouïghours, dans des camps de rééducation politique.

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Pékin dément ce chiffre et parle de centres de formation professionnelle, destinés à aider la population à trouver un emploi et à l'éloigner de la tentation de l'islamisme et du terrorisme.

Avec AFP. 

Par Lucie Bacon, publié le 19/12/2019

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