Un entraîneur espagnol de U11 viré après la victoire de son équipe 25-0

Le 3 Juin, les U11 du club amateur espagnol C.D Serranos ont écrasé leur voisin de Valence le Benicalap C. L'entraîneur a ensuite été remercié pour avoir "humilié" l'équipe adverse.

C'était un match sans réel enjeu, vu l'âge des joueurs. En effet, ceux sur le terrain avaient tous entre 10 et 11 ans, et, même si les équipes pouvaient compter de futures stars, nous n'assistions pas là à une finale de C1. C'est pourquoi la Fédération Espagnole de Football considère que lors de tels matchs, il ne faut pas chercher la victoire à tout prix, mais plutôt transmettre une bonne mentalité aux jeunes joueurs, qui demeurent très influençables à cet âge-là.

Ainsi, certains clubs mettent en œuvre des règles un peu spéciales. Au Real Betis, une fois le score de 10-0 atteint, on arrête de compter les buts, et les joueurs sont priés de ne plus les célébrer. "On marque, on se retourne et on va vers le centre du terrain pour le coup d'envoi. Il faut respecter l'adversaire et ne pas l'humilier", explique un manager du club basé à Séville au journal local El País. 

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Du côté du C.D Serranos, le club a une politique similaire. Si l'équipe se retrouve à mener d'un trop grand écart de buts, il est demandé aux joueurs de réaliser un minimum de 11-12 passes consécutives avant de marquer. C'est pour cette raison que l'entraîneur à la tête de l'équipe qui a gagné 25-0 a été remercié.

En effet, même si son avocat affirme qu'à aucun moment l'homme n'a encouragé ses joueurs à marquer davantage de buts et à écraser l'adversaire, la direction du club estime qu'il n'a pas non plus calmé son équipe. Selon les dirigeants du club, il aurait très bien pu dire à ses jeunes de faire des passes au lieu de tirer vers le but, par exemple. Pas sûr cependant que cette décision fasse l'unanimité, car certains Espagnols estiment que ne pas jouer un match à fond est un plus grand manque de respect qu'un 25-0 infligé par une équipe qui veut tout donner, par respect pour son adversaire. 

Sans rentrer dans le débat, nous retiendrons tout de même les bonnes intentions des dirigeants des plus jeunes en Espagne. Il y a une vraie réflexion autour de la meilleure façon d'éduquer les joueurs et de leur transmettre les bonnes valeurs. Peut-être était-ce là le secret de leur succès au plus haut niveau ? 

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Par Enzo Leclercq, publié le 16/06/2017

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