Après les cris racistes, le Hellas Vérone interdit de stade 11 ans le capo des ultras

Et un de moins.

C'est la conclusion d'un nouvel épisode de racisme dans le football italien. Après les cris de singe dont a été victime Mario Balotelli ce dimanche, le capo des ultras du Hellas Vérone, Luca Castellini, avait remis en question l'attitude du joueur italien dans une interview accordée à une radio locale, alors même qu'une vidéo prise en tribune apportait la preuve de l'existence de ces cris. Pire, il avait aussi justifié les comportements racistes des supporters, en parlant "d'identité culturelle".

Ce mardi, le club du nord de l'Italie a tranché en interdisant de stade Luca Castellini jusqu'au 30 juin 2030, soit pendant 11 ans. Une sanction qui fait suite aux propos plus que limites tenus par ce supporters véronais, également "représentant local d'un parti d'extrême-droite ouvertement néo-fasciste", écrit L'Équipe :

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"Nous sommes un groupe de supporters irrévérencieux, nous nous moquons des joueurs chauves, aux cheveux longs, des joueurs du sud et de ceux de couleur, mais nous faisons cela sans visée politique ou raciste."

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Une nouvelle qui devrait ravir Mario Balotelli. Quelques heures après la rencontre, il s'était rendu sur Instagram pour adresser leurs quatre vérités à ces supporters racistes, et à Luca Castellini en personne. Et comme à son habitude, l'attaquant de Brescia n'y est pas allé par quatre chemins pour qualifier les agissements de ceux qui continuent de propager le racisme en tribune :

"Cela, mes amis, n'a rien à voir avec le foot. Vous parlez d'une situation historique et politique bien plus grande que vous, petits êtres que vous êtes. Réveillez-vous ignorants ! Vous devenez fous !"

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Par Abdallah Soidri, publié le 05/11/2019

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