Pourquoi Pauleta manque terriblement à la Ligue 1

Déjà 9 ans qu'il a quitté notre championnat. Et pourtant, on a l'impression que c'était hier qu'il se baladait dans les défenses de Ligue 1. À l'occasion de ses 44 ans, on est retombés dans la nostalgie et on s'est rappelés à quel point il manquait à notre championnat. 

Un joueur aimé de tous

Débarqué à l'été 2000 en France, Pauleta a fait trembler les filets de tous les stades de la métropole pendant 8 ans, que ce soit sous le maillot bordelais ou celui du PSG. Adoré, voir adulé par les fans des deux équipes, Pauleta a également réussi à obtenir le respect des supporters des autres clubs. Un fait assez rare pour être signalé.

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Comment expliquer cela ? C'est plutôt simple. Le Portugais a toujours eu une excellente image au sein de la Ligue 1. Bosseur, proche des supporters et amoureux du ballon rond, il était difficile de le détester. Très difficile, et ça même s'il plantait un but d'anthologie contre votre équipe favorite. On sait que vous le regardiez en replay le lendemain matin en secret en vous disant "c'est vrai qu'il est fort ce con..."

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Un buteur d'exception

Forcément quand on parle de Pauleta, on pense à un renard des surfaces, à un mec qui ne vit que pour le but. 200 réalisations en 341 matches en France, et un titre de meilleur buteur de l'histoire du PSG (109 buts) jusqu'à ce que Zlatan le dépasse l'an dernier.

Des statistiques qui lui ont permis d'être élu à deux reprises meilleur buteur de L1 (2006 et 2007) et deux fois meilleur joueur du championnat (2002 et 2003). Mais Pauleta ce n'était pas seulement ce joueur qui marquait des buts de raccroc à quelques mètres de la ligne. Des bijoux il en a mis, et pas qu'un seul. Pour le plaisir, le top 5 de ses plus beaux buts commentés par le Portugais lui-même.

Une célébration mythique

Alors qu'en 2017 les footballeurs rivalisent d'ingéniosité pour célébrer leurs buts, Pauleta est toujours resté dans le même registre. Une célébration les bras ouverts qui lui a donné le surnom de "l'Aigle des Açores", en référence à son île natale.

Adieu les dab, les danses en tous genres ou les célébrations travaillées pendant des jours à l'entraînement. La Ligue 1 manque de cette célébration old school qu'on aimerait tous revoir chaque week-end au Parc des Princes, il faut l'avouer.

Parce que c'est la classe, tout simplement

Oui, cet homme respirait la classe. Que ce soit sur la pelouse lorsqu'il caressait un ballon dans la lucarne, ou en-dehors lorsqu'il prenait la parole avec son accent portugais qui ne l'a jamais lâché. Une classe qui le suit encore aujourd'hui : l'an dernier, il a pris la peine d'écrire une lettre pour Ibrahimovic lorsque ce dernier a battu son record de but. Osez-dire que c'est un homme comme les autres.

C'est sûrement grâce à cette simplicité qu'il est entré à vie dans le cœur des supporters parisiens, qui lui ont rendu un vibrant hommage lors de son dernier match au Parc des Princes en 2008. On n'avait plus vu ça depuis 10 ans et le départ de Raï. Ça montre où est placé le bonhomme dans l'histoire du club.

On aurait pu continuer encore longtemps tant notre amour pour le Portugais est puissant à la rédaction (surtout pour l'auteur de cet article). Mais n'en faisons pas trop, et contentons-nous de lui souhaiter une dernière fois un joyeux anniversaire.

Par Julien Choquet, publié le 28/04/2016

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