Margot Dumont : "Petite, je venais à l'école en crampons"

À 26 ans, Margot Dumont officie chaque semaine sur les terrains de Ligue 1, de Ligue 2 et de Ligue Europa pour beIN Sports. Elle connaît le football sur le bout des doigts pour en jouer et en regarder depuis ses premiers pas. Pour nous raconter la passion qui l'anime, elle ne peut s'empêcher de comparer son métier de journaliste à celui des sportifs qu'elle rencontre tous les jours.

Entretien avec une passionnée de la Mannschaft, de Yoann Gourcuff, des five avec Omar Da Fonseca et des avions. Absolument.

Avec Younès Belhanda © beIN Sports

Avec Younès Belhanda (© beIN Sports)

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Football Stories | Tu voulais faire quoi petite ?

Margot Dumont | Vous allez rigoler... Je voulais être footballeuse en tout premier. En CM1, je venais même en crampons...

En crampons ?

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Oui, pas en baskets, en crampons ! Quand je marchais, ça faisait du bruit, je venais comme ça à l'école. C'était Monsieur Besson mon maître, c'était un cousin de Luc Besson, il me disait : "Mais pourquoi tu viens en crampons?", je le regardais et je disais que j'aimais bien.

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Supportrice de la Mannschaft, mais pas que (© DR)

Ensuite, je voulais être hôtesse de l'air [rires]. Mon frère adorait les avions, il me faisait jouer à Flight Simulator sur son ordinateur. J'adore les avions, depuis que je suis bébé je prends des avions pour aller en Allemagne.

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"Quand j'avais 7 ans, j'ai pris une feuille et un crayon et j'ai fait un schéma d'un site internet que je voulais tenir plus tard"

Après, j'ai grandi dans ma tête, et j'ai voulu être journaliste. Quand tu additionnes football et hôtesse de l'air, ça donne journaliste en fait, car tu voyages, tu regardes des matches de foot. J'étais passionnée par le club qui animait ma ville, l'OL. Je voulais crier ma passion et la partager au monde entier. Quand j'avais 7 ans, j'ai pris une feuille et un crayon et j'ai fait un schéma d'un site internet que je voulais tenir plus tard pour communiquer sur ma passion de l'OL. J'avais fait des rubriques et tout. J'avais déjà la fibre journalistique.

Et le foot, depuis quand tu aimes ça ?

J'aime ça depuis bébé, j'avais des cousins qui étaient passionnés. Ma mère n'aime pas du tout le foot, mon frère c'est une catastrophe, encore aujourd'hui il peut me demander si Juninho a marqué hier... Mon père ne sait pas ce qu'est un corner ou un hors-jeu. Du coup, ça vient vraiment de mes cousins, qui m'ont mis dedans quand j'avais déjà 2, 3 ans : ils me faisaient jouer, j'étais dans leurs pattes, j'essayais de leur attraper le ballon, ils me dribblaient dans tous les sens, ils avaient 10 ans de plus que moi. C'est parti de là.

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Tu as joué à haut-niveau, en D1, à Issy. Comment ça s'est passé ?

J'ai joué en 2012, et ce qui est marrant, c'est que c'était une année de transition pour moi, car j'ai signé à beIN Sports, et la même année, je signe avec la D1 d'Issy-les-Moulineaux. À la base, je signe dans le club sans savoir pour la D1, et au bout de 6 mois, l'entraîneur de la D1 me dit de venir dans son groupe. Je passe de la DH à la D1. J'ai fait quelques matches et des entraînements, mais j'ai eu un problème de licence car j'ai été mutée hors-délai, ce qui fait que j'ai raté pas mal de matches à cause de ce problème administratif. C'est une bonne expérience, mais avec BeIN ça devenait compliqué.

Je me souviens d'un déplacement à Rodez, on avait neuf heures de trajet en car, et le lendemain il fallait que je sois en matinale à 3h à beIN. En plus, on perd, c'était une catastrophe, on descend presque sur ce match. Je rentre à 2h du matin à Issy-les-Moulineaux et je commençais une heure après. C'est là où je me suis dit que ça n'allait pas être possible de faire les deux, entre les matches, les entraînements et les déplacements à l'autre bout de la France.

Le choix a été facile ?

Facile au sens où j'avais une paye sur mon compte et pas deux. BeIN Sports me payait, le club non. J'avais une prime de victoire de 100 euros, j'ai participé à une victoire donc j'ai eu 100 euros mais c'est compliqué, ça paye pas. J'ai dû faire le choix financièrement parlant, malheureusement.

"Au lycée, j'ai fait un stage et je me suis battue avec ma CPE pour qu'elle me file une convention, j'étais déterminée"

Peux-tu nous raconter ton arrivée à beIN Sports ?

Je connaissais les deux fondateurs de BeIN Sports, Florent Houzot, qui est le directeur de la rédaction, et Charles Biétry, qui était conseiller-fondateur de la chaîne. Houzot, j'avais travaillé avec lui à Infosport pendant environ 2 ans, et Charles Biétry j'avais travaillé sur son émission à l'Équipe 21 à l'époque. Je m'entendais bien avec eux, ça se passait très bien, et quand la chaîne s'est créée, ils ont pensé à moi pour mes compétences.

Et comment avais-tu atterri dans les médias avant cela ?  

C'est fou, car j'ai commencé très tôt en fait. J'avais un site internet quand j'étais gamine, sur l'OL, qui marchait très très bien. On avait 2 000 vues par jour, on avait des gros contrats pub. J'aurais pu le revendre mais je ne l'ai pas fait, je suis un peu dégoutée. Bref, ça marchait du tonnerre. Ça a commencé comme ça. En première, au lycée, j'ai fait un stage et je me suis battue avec ma CPE pour qu'elle me file une convention, j'étais déterminée.

Ensuite, j'ai fait une école de journalisme après mon bac, j'ai fait plein de stages à droite, à gauche. Au bout de la 2e année, alors que c'était une école en 3 ans, j'ai fait le choix d'arrêter car trois chaînes parisiennes me voulaient en piges : Infosport, l'Équipe 21 et BFM TV. J'ai fait le choix d'arrêter car j'avais peur qu'à la fin de la 3e année, à l'école, les chaînes n'aient plus besoin de moi. C'était difficile de dire non.

À Rennes, avec la superbe mascotte Erminig, Julien Brun et Bruno Cheyrou (© BeIN Sport)

À Rennes, avec la superbe mascotte Erminig, Julien Brun et Bruno Cheyrou (© BeIN Sport)

Tu es allemande par ta maman, tu suis donc pas mal le football allemand... 

Je regarde tout le temps les résultats, à la maison je regarde beaucoup les matches, dès qu'il y en a, à la télé allemande, d'ailleurs ça agace mon mari [rires]. Je suis la Bundesliga, la sélection surtout, que je supporte depuis que je suis enfant. D'ailleurs, lors de la Coupe du monde 1998, j'avais 8 ans et j'étais à fond pour l'Allemagne, avec mon frère on était insupportables. Il y avait un clan, nous deux, contre tous les autres cousins. On se ramenait avec nos drapeaux, nos maillots, on a toujours été supporters de la Mannschaft. Mon père ne regardait pas trop l'Équipe de France mais ma mère regardait un peu l'Allemagne, ça a fait pencher la balance.

Quelles sont les principales différences entre le foot allemand et le foot français selon toi ?

La principale différence, c'est la ferveur et l'amour du foot. Pour moi, la France n'est pas un pays de sport et encore moins de foot. Il suffit de voir les stades qui sont vides pour la plupart, c'est juste aberrant. Tu vas en Allemagne, les stades sont pleins, de la première à la quatrième division.

Après au niveau du jeu, en Allemagne, quand les équipes vont sur le terrain, elles ne se disent pas "il ne faut pas perdre", elle se disent qu'il faut gagner. Et ça fait toute la différence en fait. C'est une philosophie différente. Le jeu pour moi est plus porté sur marquer des buts plutôt que ne pas en prendre.

Qu'est-ce que tu as ressenti quand on t'a annoncé que tu suivrais l'Allemagne à l'Euro ? 

C'était magnifique. Je me souviens de ce moment, j'étais dans le bureau quand Stéphane Mislin, notre directeur du foot, m'annonce ça, au début je ne voulais pas le croire, j'étais comme une gamine à qui on annonçait qu'elle allait voir son idole, je disais "ah bon, d'accord..." J'ai buggé ! [rires] "Bah super merci pour votre confiance". Je faisais comme si j'étais normale, alors que rien du tout, j'étais trop contente.

Au-delà de ça, c'est un grand événement, on est diffuseur officiel, on est la chaîne numéro 1 du sport en France, ce n'est pas rien, va falloir assurer maintenant ! Donc je me suis mis un peu de pression mais c'est normal, comme le joueur qui va faire son premier match de Ligue des Champions, il a envie de bien faire, moi c'était pareil. Mais ça c'est très bien passé, c'était même un tournant dans ma carrière, j'ai franchi un cap aux yeux du grand public et de ma rédaction. Donc maintenant il faut continuer comme ça, il faut essayer d'en faire un maximum

"Si l'Allemagne passait, je faisais la finale, au bord du terrain"

France-Allemagne, tu l'as vécu comment ?  

C'était très bizarre en fait... Disons que si l'Allemagne passait, je faisais la finale, au bord du terrain. C'est extraordinaire, qui ne veut pas couvrir une finale dans sa vie ? Donc j'étais pour l'Allemagne, car j'étais égoïste, je pensais à ma carrière, à ce que je pouvais vivre derrière. Maintenant, avec du recul, c'est très bien que la France soit passée, car c'est aussi mon pays. C'est juste dommage qu'ils aient perdu la finale mais c'était très dur quand même, car j'aurais aimé couvrir la finale.

Et quel est ton meilleur souvenir de l'euro ? 

[Elle réfléchit] La rencontre avec Joshua Kimmich... [Rires] C'était trop mignon. C'est un gamin, il est venu, il m'a serré la main, il posait des questions, il s'intéressait à mon job !

Il savait que tu étais fan de lui ?

Non ! À la base je n'étais pas fan de lui ! Ça a déclenché la frénésie ! Il s'est passé un truc entre nous. Mais ça va mon mec accepte la cohabitation [rires]. 

Sinon en très bons souvenirs, je dirais les interviews avec ces joueurs que plus jeune je voyais à la télé. C'est vraiment comme un joueur de foot qui fait son premier match de Ligue des Champions et qui se retrouve face à des grands joueurs. Je faisais ma première grande compétition internationale, je me retrouvais face à des Joachim Löw, des Mario Götze, des mecs que j'aime beaucoup, que j'admire, c'est surtout ça les bons souvenirs. Après au camp de base aussi c'était sympa, on faisait des foot avec les journalistes, c'était cool.

Tu es supportrice de l'OL, on peut le dire...

Oui ! Mais ça va, car je suis bien vue à Saint-Étienne, et ma grand-mère, à qui je rends hommage dans cette interview, est de Saint-Chamond, à côté de Saint-Étienne, j'ai un peu de sang de là-bas. Je suis supportrice de l'OL car j'y suis née et j'y ai toute ma famille, mais j'aime bien Sainté aussi.

Avec Nabil Fékir (© beIN Sports)

Avec Nabil Fékir (© beIN Sports)

Comment tu vois la fin de saison de Lyon ?

Ça va pas être simple... C'est une saison en dents de scie. On peut faire un match extraordinaire contre Monaco et derrière perdre contre des équipes de bas de tableau. C'est une saison à n'y rien comprendre, c'est très bizarre. C'est très difficile de donner un pronostic finalement, mais je les vois pas lâcher la 4e place. Saint-Étienne revient un peu derrière, il y a Bordeaux qui est un petit peu chaud aussi, ça va être dur mais je pense que ça ne va pas trop bouger. Je pense que les quatre premiers ça ne bougera pas trop, derrière il y a aura une bataille entre trois ou quatre clubs.

A priori le meilleur joueur de Lyon, Lacazette, va partir en fin de saison, quel est ton ressenti sur cette affaire ? 

Je ne suis pas sûre que ce soit une mauvaise chose pour lui. Il a quand même 25 ans, il a fait des belles saisons à Lyon, c'est pas un scandale qu'un joueur ait de l'ambition, qu'il ait envie de connaître autre chose, on a qu'une carrière dans sa vie, et il a raison. Il faut essayer d'aller voir un peu ce qu'il peut se passer ailleurs dans de très grands clubs. Lyon est un grand club mais il y a des clubs plus huppés. Après, il faut faire attention à la forme, comment tu vas l'annoncer, comment tu vas partir, etc. Mais je pense que c'est un garçon qui a de l'ambition, qui a raison d'en avoir, et c'est pour moi le bon moment pour lui de partir. Je lui souhaite que des bonnes choses.

"Yoann Gourcuff, c'est un joueur extraordinaire, très sensible"

À part Kimmich, quel joueur admires-tu aujourd'hui dans le foot ? 

Yoann Gourcuff.

Pourquoi ? 

C'est un joueur extraordinaire, très sensible. Et j'aime bien les joueurs qui ont une certaine sensibilité, c'est un garçon intelligent aussi, dans toutes ses prises de balle, dans sa façon de jouer dos au but, de comprendre le jeu, sa vision du jeu, ses gestes. Il est magnifique à voir jouer, moi j'adore. C'est vraiment un mec que j'aime bien, que ce soit pour sa personnalité, pour le joueur qu'il est, j'admire beaucoup ce joueur.

Et quel est celui qui ne joue plus forcément aujourd'hui mais qui t'a inspiré et fait aimer le foot ? 

[Elle réfléchit]  Il y a eu Oliver Bierhoff, en 96, j'avais 6 ans, ils sont champions d'Europe. Je me souviens très bien de ses buts, j'étais petite, mais j'ai des souvenirs, des flashs. J'avais même fait un maillot de l'équipe d'Allemagne avec son numéro. Quand je l'ai vu à l'Euro d'ailleurs, ça m'a fait quelque chose quand même ! Il y a Klinsmann que j'aimais bien aussi à l'époque.

Est-ce que dans ton métier, tu t'inspires de quelqu'un ? Vas-tu chercher des conseils, à droite, à gauche ? 

Oui, il y a une personne pour moi qui compte beaucoup dans ce métier, c'est Laurent Paganelli, qui pour moi est la référence.

En anglais ?

Non ! Peut-être pas ! Mais on peut dire ce qu'on veut sur lui, on peut ne pas aimer, mais déjà c'est un mec en or, c'est un mec extraordinaire, j'invite tout le monde à le connaître car il est fantastique, et puis il est de très bon conseil franchement. Moi je le trouve très bon dans ce qu'il fait. Il m'a un peu prise sous son aile, on est souvent en contact, il a des mots très gentils pour moi, il m'apprécie beaucoup, il apprécie ce que je fais, donc pour moi c'est une référence qu'il me dise ça. Tu peux pas me faire plus plaisir et avoir un meilleur compliment venant de lui. Il a son style aussi, je ne veux pas mettre du Paga dans ma vie mais j'essaye d'écouter, surtout dans sa répartie, sur sa façon d'amener un peu de légèreté dans le match parfois. Ça ne reste que du foot.

Avec une légende (à gauche) (©DR)

Avec une légende (à gauche) (©DR)

Il y a Christian Gourcuff aussi, qui pour moi est une référence dans le foot, qui une fois, alors que je n'avais rien demandé, m'a fait un compliment en me disant qu'il aimait beaucoup ce que je faisais, que ce soit les reportages ou les commentaires en bord terrain. Il m'a dit ça comme ça, alors que je lui installais son micro, ça m'a beaucoup touchée, car pour moi la plus belle des reconnaissances c'est celle des gens du milieu. De mes chefs aussi évidemment mais on n'a pas des échanges tous les jours avec. Mais la reconnaissance du milieu, c'est ce qu'il y a de plus dur à obtenir, c'est ce que je suis en train d'obtenir petit à petit par mon travail et ma passion, car c'est important d'en avoir. Je pense que c'est la clé pour durer.

Il est comment Omar Da Fonseca en vrai ?

Il est comme à la télé ! C'est un OVNI ! [Rires] Le pire, et ce que les gens ne savent pas, c'est que le lundi et le jeudi on fait du foot en salle et c'est lui le capitaine. C'est un sketch total !

Il vous fait des discours comme à la télé ?

Tu sors à peine la jambe sur un joueur, pour lui il y a tacle ! Il est capable de t'arrêter le match, et même la session de futsal, quand il n'est pas d'accord avec une décision arbitrale. Il est de très mauvaise foi, il crie tout le temps comme à la télé, mais c'est très drôle !

"Quand tu me mets dans un vestiaire ou sur un terrain de foot, j'ai l'impression d'être avec mes potes"

On dit souvent que le milieu du foot est compliqué pour les femmes, toi comment tu t'y sens ?

Très bien. J'y suis comme chez moi, comme dans mon salon. Après, j'ai la particularité d'avoir été un peu un garçon manqué, ce qui fait que j'ai toujours traîné avec des garçons, donc quand tu me mets dans un vestiaire ou sur un terrain de foot, j'ai l'impression d'être avec mes potes, même si je mets de la distance, car ça reste professionnel, mais je suis tranquille, comme un poisson dans l'eau!

Comment tu souhaites évoluer ?

Je vais parler comme un président de L1 !

Non !

Si, pour moi une rédaction c'est un vestiaire ! Ton chef c'est ton coach, et comme tout joueur, tu as de l'ambition, tu es contente de te pérenniser en Ligue 1. Donc je veux continuer un maximum à couvrir cette compétition que moi j'adore, j'adore la Ligue 1. Après continuer la coupe d'Europe, donc pour l'instant la Ligue Europa ça me va très bien, je suis très contente ! Je n'oublie pas la Ligue 2 aussi, je suis à fond ! Et il faut avoir de l'ambition. Un jour j'aimerais connaître la Ligue des Champions... Voilà je parle comme un joueur ! Et couvrir une Coupe du monde. Ce sont mes deux prochains objectifs, qui arriveront quand ils arriveront. Car là tu peux me faire faire ce que je fais là encore 10 ans, je le ferai.

Justement, dans 10 ans, tu te vois où ?

C'est difficile... Mais si les droits sont encore à BeIN, je m'y vois encore. Faudra compter sur nous encore de longues années. Mais si un jour je dois changer de vie, je changerais radicalement. C'est-à-dire que je partirais à Los Angeles, car mes parents se sont connus là-bas et que j'y vais tous les ans. Et c'est un peu ma deuxième maison. Je pense que je partirais là-bas, je travaillerais dans le foot, j'essayerais de devenir scout ou analyste vidéo dans un club.

© Nice Média

Avec Alexy Bosetti (© Nice Média)

Si tu devais faire un autre métier, ce serait complètement en dehors du foot ou pas ?

Non, ça serait dans le foot je pense. Un métier qui me plaît bien c'est analyste vidéo...

Ah bon ?

Oui, en plus il n'y a aucune femme qui fait ça en Ligue 1. Pourquoi pas intégrer un staff, j'aimerais bien, que ce soit pour être analyste vidéo ou même être entraîneur adjoint.

Tu te vois être coach comme Corinne Diacre à Clermont ?

Non, je n'aimerais pas être coach principale, car je ne sais pas gérer des ego ou un vestiaire, mais entraîneur adjoint, c'est un rôle que j'aimerais bien, pourquoi pas après tout si un coach veut une femme ? J'en ai pas mal parlé avec des coachs qui disent que c'est bien qu'il y ait une femme dans un staff, pour amener une autre vision des choses, un peu de fraîcheur.

En off justement, tu discutes beaucoup avec des coachs ou des joueurs ?

Oui, beaucoup. Je dois avoir 400 contacts dans mon téléphones. [Elle regarde]

Arrête de fanfaronner...

Ah non, 272, en Ligue 1 et Europe, de joueurs et des entraîneurs, donc.

Et vous échangez sur quoi ? Le jeu, les vestiaires ?

Ca reste professionnel, ça peut être un anniversaire que je vais souhaiter, un but que je vais féliciter. Après il y en avec qui je suis devenue amie aussi, ils sont rares mais il y en a. Il y en a que je chambre comme Roland Romeyer et une partie du staff stéphanois avant les derbys. Mais ça reste des échanges amicaux, cordiaux et professionnels.

Question bonus : tu t'es vraiment mariée en crampons ?

Bonne St Valentin mon homme Que j'aime ce soir c'est soirée foot comme tous les soirs en fait... #LoveU

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Nan ! Mais j'ai fait des photos en crampons. Notre mariage était à notre image en fait. Cétait un peu en mode foot, mais pas foot beauf. Le gâteau, c'était un ballon de la Ligue des Champions !

Relire -> Entretien avec Yoann Riou, le journaliste le plus fou et le plus passionné de la sphère foot 

Par Lucie Bacon, publié le 22/02/2017

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