League of Legends #2 : Ronaldinho

Comment oublier ses dribbles chaloupés, ses coups de reins et ses coups francs chirurgicaux ? Impossible. Tout du moins chez les fans de football. Mais la chose la plus marquante chez Ronaldinho reste certainement son incroyable mode de vie. 

19 novembre 2005. Ronaldinho vient de marquer le troisième but du FC Barcelone sur la pelouse du Real Madrid et reçoit l’ovation de Santiago Bernabéu, le stade ennemi. Une scène rarissime dans le foot. Ce jour-là, la haine est mise de côté pour laisser place à l’admiration d’un footballeur hors du commun.

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Plus que le joueur, c’est l’homme qui est applaudi ce jour-là. Fantastique technicien, Ronaldo de Assis Moreira de son vrai nom a déchainé les passions partout où il est passé. Tout d’abord à Grémio, où il fait ses gammes, avant de s’envoler vers le Paris Saint-Germain où il explose aux yeux du monde. Boute-en-train, il passe ses journées au Camp des Loges (centre d’entraînement du PSG) et ses soirées à écumer les boîtes de nuits parisiennes. Un style de vie atypique pour un sportif qui ne ravit pas son entraîneur de l’époque, Luis Fernandez, à l’inverse des supporters parisiens qui tombent amoureux du Brésilien. Durant deux saisons, il récite au Parc sa partition et ses fameux pas de Prince de la Samba.

“Samba! Digame!”

Du Brésil, il ramène au championnat de France la culture de cette danse locale. Une passion dévorante  comme il le déclare au journal espagnol AS : "J'adore la Samba ! Les gens sont plutôt habitués à me voir jouer au foot mais la danse est une autre activité importante dans ma vie ." Une passion qui, au-delà de ravir le public, devient contagieuse au sein du vestiaire parisien. Jusqu’à faire passer Luiz Fernandez pour un élève de la Mangueira (célèbre école de Samba de Rio) un soir de victoire contre l’OM.

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Ronaldinho, c’est également un mec qui, à travers le football, exprime son style de vie. En plus d’être décisif sur la pelouse, il est, tambour à la main et sourire aux lèvres, le métronome du vestiaire auriverde vainqueur de la Coupe du Monde 2002.

Une icône au-delà du terrain

L’apothéose de sa carrière a lieu en 2005 avec le FC Barcelone alors qu'il soulève la Ligue des Champions et le Ballon d’Or. Son sponsor Nike ne s’y trompe pas et en fait la tête d’affiche de sa campagne  "Joga Bonito."  En septembre 2005, l’équipementier publie sur Youtube "Touch Of Gold."  La vidéo est virale et devient la première de l’histoire du réseau à dépasser le million de vues. Plus qu’un joueur, Ronnie est également une image de marque.

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Après une fin de carrière en demi-teinte à Barcelone et un passage au Milan AC, Ronnie retourne au pays. À Flamengo puis à l’Atlético Mineiro, il réalise des performances correctes mais là n’est pas l’intérêt. Son bonheur, il le partage entre les terrains, les pistes de danse mais aussi derrière les studios, notamment avec le chanteur local Edcity avec qui il enregistre un titre.


L’idole du peuple brésilien est partout : publicité, chanson, dancefloor. Il ouvre également une boîte de nuit à Porto Alegre (qui sera fermée en 2013) ainsi que sa marque de vêtement  " [R] ONE ", commercialisée uniquement au Brésil.

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Véritable icône médiatique, il continue également de faire rêver sur les pelouses. Preuve en est : la demi-finale de la Coupe du Monde des clubs disputée avec l’Atlético Mineiro face au club du Raja Casablanca (Maroc). Au coup de sifflet final, ses adversaires se ruent sur lui afin de le serrer dans leurs bras et obtenir maillot, bandeau, chaussures et protège-tibias.

 

Aujourd’hui à Querétaro, en première division mexicaine, le Brésilien se dirige tranquillement vers la retraite après une carrière remplie de titre et d’exploits, même si certains auraient apprécié qu'il soit plus rigoureux pour gagner encore plus. Mais Ronaldinho n’a jamais menti : sur le terrain comme en dehors, il est toujours resté le même, un joueur extraverti et génial, qui croque la vie à pleines dents.

Par Julien Choquet, publié le 20/05/2015

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