Romelu Lukaku of inter during the Italian Serie A football match Inter Milan vs US Lecce on August 26, 2019 at the San Siro stadium in Milan. Photo Morgese/Rossini / DPPI

Le VAR pour lutter contre le racisme dans les stades italiens ?

Le président de la fédé italienne a proposé d'utiliser le VAR afin d'identifier les auteurs de cris racistes dans les stades.

La fédération italienne de football est souvent critiquée pour son laxisme dans la lutte contre les incidents racistes qui ont lieu un peu partout dans la botte. Gabriele Gravina, à la tête de l'organisation, semble vouloir prendre le problème à-bras-le-corps, quitte à utiliser les grands moyens. C'est du moins ce que laisse entendre les propos rapportés par les agences de presse anglaise (Reuters) et italienne (ANSA) :

"Je suis surpris de voir qu'on considère certains chants audibles et d'autres pas, ce n'est pas normal. On peut utiliser le VAR contre les cris racistes. [...] Je me fiche de savoir le nombre de personnes qui crient, ou de savoir si le cri est clairement audible ou pas. Que ce soit le fait d'un, de deux ou de dix personnes, il faut intervenir et les poursuivre. Grâce à la technologie, les clubs peuvent identifier les responsables."

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L'emploi du mot VAR semble surtout vouloir faire écho à ce qu'il se passe sur le terrain, où des joueurs peuvent désormais être sanctionnés sans être pris en flagrant délit. Les stades sont déjà équipés de vidéosurveillance et on peut y traquer ceux qui allument une cigarette ou un fumigène. Identifier un auteur de cris racistes est-il possible ? On a vu que oui, notamment lors des images très explicites prises en tribunes lors du catastrophique Bulgarie-Angleterre.

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Cette prise de parole fait écho aux attaques subies par Romelu Lukaku : à Cagliari en septembre, des cris de singe lui avaient été adressés quand il s'apprêtait à transformer un penalty. Pourtant, aucune sanction n'a été prononcée, car les vociférations ne pouvaient pas être considérées comme discriminatoires en termes de "volume et de perception réelle"...

Alors, vraie mesure à venir ou simple écran de fumée pour rassurer les instances internationales ? 

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Par Roch Serpagli, publié le 18/10/2019

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