Hervé, le speaker de PSG - Montpellier, nous a raconté sa folle journée

Samedi, Hervé, le gagnant de l'opération #SpeakerDunSoir, était au micro du Parc des Princes lors de la rencontre face à Montpellier. Récit d'une journée pas comme les autres pour ce passionné de toujours du club parisien. 

Le mois dernier, Happiness FC avait lancé l'opération #SpeakerDunSoir en partenariat avec Coca-Cola et le Paris Saint-Germain. Une expérience qui permettait à un fan du club parisien de devenir speaker du Parc des Princes durant le match face à Montpellier le 5 mars. À l'issue des auditions, c'est Hervé qui a été désigné grand vainqueur, et qui a pu réaliser un rêve. Deux jours après, on debrieffe avec lui de son expérience pas comme les autres.

Comment as-tu entendu parler de l'opération #SpeakerDunSoir ?

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Sur Twitter, au départ. J’ai attendu un jour ou deux et j’ai senti qu’il ne fallait surtout pas que je laisse passer cette opportunité, parce que c’était mon rêve. Le Parc des Princes c'est mon jardin, le football c'est ma passion, je veux bosser dans ce milieu en tant que commentateur, speaker ou journaliste : peu importe. Du coup je n'ai pas trop hésité.

Ta participation nous a bien fait marrer. Ça s'est organisé comment ?

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Mes potes savent que j’aime le foot, que je chante les chants du Parc dans ma caisse, que j’organise ma vie en fonction du PSG. Par exemple, je ne pars pas en vacances s'il y a un match. J'ai parlé à mes potes de l'opération et ils m’ont dit de foncer. Mais je voulais faire un truc vraiment bien, donc je leur ai demandé de gueuler quand je lançais le "Allez Paris". Et ça rendait plutôt bien au final.

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Après avoir été sélectionné parmi les 10 finalistes, tu as passé des auditions devant un jury au Parc des Princes. T'étais stressé ? 

Je l’ai vécu comme un enfant de 4 ans qui voulait son joujou. J’étais comme un fou, je n'ai pas dormi de la nuit la veille. J’ai dû passer 8 heures à bosser sur l’histoire du PSG (palmarès, âges, numéros) alors que je connaissais déjà tout. Je ne voulais pas rater cette chance. J’ai appelé 2 potes qui m’ont fait des questions-réponses toute la nuit. J’étais au taquet comme si je passais le bac, mais je voulais l'obtenir avec la mention très bien (rires).

Tu as passé la pré-sélection sans problème et tu as fait partie des 3 finalistes qui ont fait des essais sur la pelouse du Parc, où tu as fait une grosse impression à Michel Montana, le speaker du PSG... 

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Dès que j'ai eu le micro en main, je me suis tout de suite senti bien. J’étais un peu dans un état second, comme dans un rêve. J’avais l’impression de ne rien contrôler, alors qu'en fait je maîtrisais tout. J’étais en pilote automatique. J’ai senti que c’était bon, dans le regard de Michel Montana et des membres du jury.

Puis quand j'ai appris que j'étais choisi pour être le speaker de PSG - Montpellier, c’était la folie dans ma tête. Tu réalises pas, tu te dis que c’est fini, mais en fait l'aventure ne fait que commencer. Tu as un sentiment de fierté mais en même temps tu sens le poids des responsabilités. Le PSG, ce n’est pas n’importe quoi, et puis c’est mon club de cœur. C’est un immense privilège.

Samedi après-midi : enfin le jour J. Raconte-nous cette journée pas comme les autres. 

La journée a commencé à 8h du matin. J’ai pris mon plus beau costume, ma plus belle chemise, une cravate PSG qu’on m’avait offerte il y a 4 ans. J’ai ciré mes plus beaux souliers, j’ai pris un bain et ensuite j’ai fait une heure de sophrologie. Je me suis vraiment mis dans les conditions pour réussir, comme si je jouais une finale de Coupe du Monde. Je suis même allé à l'église, histoire de remercier le seigneur pour cette opportunité (rires). J'habite juste à côté du stade, mais je suis venu en taxi pour être sûr de ne pas me salir ou froisser mes habits.

La journée est passée super vite. J'étais très bien encadré, j'ai fait des essais en conditions réelles avec Michel Montana. J’avais mon texte, tout était sous contrôle mais on m’a surtout dit "lâche-toi, prends du plaisir", malgré l'organisation carrée.

Le meilleur moment, c'était l'entrée des joueurs. T'es en communion avec le public, au milieu de l’arène : c'est unique comme moment. J’ai parlé avec David Luiz et Cavani avant le match. À David Luiz je lui ai fait 2-3 blagues en brésilien, il s'est marré et m'a tapé dans la main. Et à Edinson je lui ai demandé de planter un triplé pour que je puisse m'enflammer au micro. Il m'a regardé interloqué me disant "un triplé, vraiment ?". Je lui ai répondu qu'il en était capable, il m'a fait un clin d'œil. C'était génial.

On a tous entendu ta chanson sur Javier Pastore. Son entrée en jeu, c’est le plus beau moment de ta vie ?

En fait j’étais tellement concentré pour faire ça le mieux possible que je ne m'en suis même pas rendu compte. Mais j’étais heureux, j’ai tout donné. Et puis je voyais bien que ça allait faire 0-0, et je savais que les 3 changements allaient être mes grands moments de la soirée. Ma seule déception sur cette journée c'est de ne pas avoir pu commenter un but en direct.

Si jamais Michel est indisponible un jour, tu comptes le remplacer ?

S’il est malade, il sait que je peux le remplacer (rires). Ce que je peux dire sur lui, c’est qu’il a été hyper gentil, très professionnel et bienveillant. Mais c’est sûr que si demain on me demande de refaire cette expérience, je fonce, il n'y a aucun problème.

Après cette expérience, on imagine que tu dois avoir d'autres projets autour du PSG ? 

J’ai envie de bosser autour de ce club, c’est sûr. Depuis samedi soir, ma vie a changé. Quand on me demande ce que j’ai envie de faire dans le futur, je réponds "je veux recommencer cette expérience !" Je ne sais pas encore où mais je suis ouvert à commenter des matchs, à animer, à donner mon amour pour le club. J’ai beaucoup d’énergie, j’ai de la passion, je suis preneur de projets autour du PSG.

En tout cas, je remercie Konbini, Coca-Cola et le Paris Saint-Germain parce que j’ai été gâté. Le PSG m'a même offert une doudoune (rires). D'ailleurs pour la petite anecdote, j’étais dans les tribunes avec la doudoune quelques heures avant le match. Un type a croisé mon regard et s'est approché pour me montrer son accréditation en pensant que j'étais vigile. Et comme j'aime rire, je lui ai répondu "c'est bon, tu peux y aller" (rires). Une journée vraiment folle de bout en bout.

Par Julien Choquet, publié le 07/03/2016

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