Pourquoi David Ginola n'est pas fautif sur le célèbre but de Kostadinov

Ce vendredi, l'Équipe de France reçoit la Bulgarie dans le cadre des qualifications pour le mondial 2018. Une rencontre qui s'annonce facile sur le papier, mais qui fait ressortir un traumatisme vieux de plus de 20 ans. 

Inutile de vous refaire l'histoire du France - Bulgarie de 1993, vous la connaissez tous. Première victime de ce match : David Ginola, auteur d'un "mauvais centre" qui aurait coûté la qualification aux Bleus. Une erreur restée dans la gorge de l'ancien sélectionneur Gérard Houiller, et qui fait encore parler 23 ans plus tard.

Chez Football Stories, nous sommes des fins analystes et nous avons décidé de faire éclater la vérité au grand jour : non, David Ginola n'est pas coupable dans cette affaire. Retour en six points sur cette action du 17 novembre 1993.

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  • La (fausse) passe en retrait

La principale critique de Gérard Houiller sur Ginola vient de ce moment clé. Après un coup franc rapidement joué par Vincent Guérin, le grand David centre directement pour Cantona au lieu de la remettre en retrait et de gagner du temps. Petit problème : il était en fait impossible pour lui de faire cette passe. On voit bien sur cette superloupe que Guérin est certes seul, mais qu'il n'est pas disponible. En effet, le staff des Bleus vient de lui lancer son portable pour un coup de fil urgent.

retrait

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Impossible de savoir de quoi il s'agit : prolongation de contrat, accouchement de sa femme, commande Deliveroo arrivée devant sa porte ? Peu importe au fond : le choix de centrer était donc le bon pour Ginola, qui ne pouvait clairement pas compter sur l'aide de Guérin.

  • La mauvaise détente de Cantona

Beaucoup parlent d'un mauvais centre.... On se demande encore pourquoi. Comme on le voit sur cette image, le ballon est environ à 5,65 mètres.

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cantoCantona mesurant 1m88, il est aisé pour lui de récupérer le ballon. Sauf qu'il a décidé de ne faire aucun effort. Pourtant, un basketteur du nom de Jérémy Evans a réussi à atteindre 4 mètres... avec ses mains. Si Cantona tente un ciseau, il la touche facile. Vous ne me croyez pas ? Demandez à Olivier Atton, il l'a déjà fait des dizaines de fois. La preuve en images.

olive

Là il est à plus de 6 mètres.... Un petit effort Eric....

  • Le gegenpressing des Bleus 

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What an amazing team spirit. Après le raté de Cantona, tout le bloc français est sous le choc et se demande encore comment leur attaquant vedette a pu louper cette occasion en or. Du coup, une apathie générale s'empare des milieux qui font la grève des efforts eux aussi, dans les pas de Canto.

pressing

La passe arrive facilement au milieu pour un joueur bulgare (désolé, flemme de chercher son nom sur le formidable outil Wikipedia) qui se transforme en Super-Verratti pour se créer de l'espace entre deux joueurs français encore une fois assoupis sur le pré.

apathie

  • Le smash raté de Roche

Très clairement l'action du match. Sur un long ballon à direction de Kostadinov, Alain Roche est trop court et a clairement la volonté de taper un gros smash dans la balle, quitte à se prendre un carton rouge.

main

Sauf qu'ici aussi, il y a un gros problème de détente. On sent qu'il a séché les cours de volley en 4ème et loupe le ballon de la main. Apoula Edel style.

  • La glissade de Lolo White

Après le raté de Roche, place à la glissade de Laurent Blanc. Le défenseur central français semble facile pour récupérer le cuir devant Kostadinov mais glisse au dernier moment. Gros moment d'incompréhension... sauf pour nous.

blanc

C'est pourtant évident sur cette image... Un Leviator sauvage apparaît et balance un laser glace destructeur. Blanc glisse et ne peut contrer la frappe de Kostadinov. Zut.... Satané Pokémon !

  • La main non sifflée 

On connaît la suite. La frappe du Bulgare fait barre rentrante et crucifie les Bleus. Un missile qu'on a du mal à voir partir et qui a une trajectoire très étrange... Et effectivement, un élément a beaucoup joué sur le coup : un attaquant bulgare prend le ballon de la main pour l'aider à rentrer.

main2

Notre hypothèse : le ballon a rebondi sur la barre, et le Bulgare s'est contenté de le récupérer à la main pour le balancer de toutes ses forces au fond des filets. La supercherie est totale sur l'instant, mais c'est tellement évident après coup... On est proche du scandale et on se demande vraiment comment personne n'a pu voir cette tricherie jusqu'à aujourd'hui.

Si vous n'êtes pas convaincus après cette démonstration, on ne peut plus rien pour vous. Monsieur Ginola n'y est pour rien, enlevons-lui cette image de fautif qui lui colle à la peau depuis 23 ans, et collons-là sur Leviator. Cette enflure.

Par Julien Choquet, publié le 07/10/2016

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