United States’ forward Alex Morgan celebrates after scoring a goal during the France 2019 Women’s World Cup semi-final football match between England and USA, on July 2, 2019, at the Lyon Satdium in Decines-Charpieu, central-eastern France. (Photo by Philippe DESMAZES / AFP)

Et si l'étude de leurs règles avait permis aux Américaines d'être championnes du monde ?

Une scientifique a pris en compte les cycles menstruels des athlètes pour programmer des entraînements plus adaptés.

Cela pourrait être une révolution dans le monde du sport féminin. Prendre en compte les cycles menstruels des athlètes accroît leurs performances, selon le travail déjà mené par la scientifique Georgie Bruinvels, révèle Le Guardian relayé notamment par Slate.

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"Quelle équipe des USA. Des performances phénoménales, une préparation avant-gardiste et révolutionnaire avec Dawn Scott (la préparatrice physique de l'équipe américaine, ndlr). Félicitations!" 

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Selon Georgie Bruinvels, prendre en compte la différence entre les athlètes hommes et femmes ne daterait que des années 90. Pourtant, ces nouvelles données pourraient bien changer des choses dans la préparation de grandes compétitions féminines. Celle qui a aidé l'équipe américaine avant la Coupe du monde cette année, et qui va se pencher sur le cas des tenniswomen britanniques dans les semaines qui viennent, explique : 

"Les fluctuations hormonales peuvent avoir des conséquences sur la biomécanique ou la souplesse des ligaments et des muscles (...) Des études montrent que la musculation est plus avantageuse dans la première moitié du cycle menstruel : le corps s'adapte et récupère mieux."

Les femmes seraient ainsi par exemple plus touchées aux ligaments croisés du genou lors de la première partie du cycle menstruel, avant l'ovulation, et un entraînement adapté peut diminuer les risques de blessures. 

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Georgie Bruinvels a créé une application, FitrCoach, pour aider les femmes sportives à adapter leur pratique sportive à leur cycle. Sur son site, l'application promet aux athlètes de "consigner leur entraînement et de bénéficier d’aides en matière de nutrition et de physiologie selon les phases de leur cycle".

Par Lucie Bacon, publié le 15/07/2019

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