On a discuté avec Raphaël Varane de son documentaire qui va voir le jour sur Amazon

"Je veux que les gens me voient comme je suis dans la vie de tous les jours"

Après Griezmann, un autre champion du monde va avoir le droit à son documentaire sur Amazon Prime en la personne de Raphaël Varane. Au cours de trois épisodes, qui seront diffusés à partir du 23 septembre sur la plateforme de vidéos, vous pourrez découvrir la vie du défenseur du Real Madrid, de ses débuts à Lens jusqu'à son sacre mondial, à travers les témoignages de proches et de coéquipiers. 

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Et quelques jours avant la sortie du documentaire, nous avons eu la chance d'en discuter avec Raphaël Varane. Entretien. 

Football Stories ⎜ On te connaît plutôt comme quelqu'un d'assez peu démonstratif dans les médias. Pourquoi était-ce important pour toi de faire ce documentaire ?

Raphaël Varane ⎜ J'en ai ressenti l'envie. Je suis à un moment de ma carrière où, malgré mes 26 ans, j'ai déjà connu beaucoup de choses. C'est le moment idéal pour me poser et faire un premier bilan. Et surtout, ça me permet de montrer un visage que les gens n'ont pas l'habitude de voir. Un regard nouveau : le mien, mais aussi celui de mes proches et de mes coéquipiers. Ceux qui s'intéressent un peu au foot et qui suivent mon parcours pensent me connaître, mais pas dans les détails. Et c'est important pour moi de me montrer tel que je suis dans la vie de tous les jours, et pas uniquement sur le terrain. 

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Tu t'es inspiré du documentaire réalisé sur Antoine Griezmann pour faire le tien ?

Non. Pour être honnête, je ne me suis pas du tout basé sur ce qu'ont pu faire les autres joueurs. Je voulais faire quelque chose qui me ressemble, être naturel. Le but n'est pas de modifier mon image à travers ce documentaire, mais bien de me montrer tel que je suis dans la vie de tous les jours. 

Comment as-tu géré le fait d'avoir des caméras avec toi au quotidien pour tourner ce documentaire ?

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Je sais faire la part des choses. Les caméras, je commence à être habitué, donc ça ne m'a pas dérangé plus que ça. En plus c'était des petites équipes de tournage à chaque fois. J'ai fait en sorte d'oublier la caméra pour être le plus vrai possible : je ne veux pas jouer un rôle. Je ne suis pas un acteur, ce n'est pas mon métier. 

Ce documentaire retrace ta carrière sportive depuis tes débuts à Lens, jusqu'à ton titre de champion du monde. Quand tu regardes en arrière, comment juges-tu cette ascension fulgurante ?

Je me dis que c'est fou. Je ne connais pas de joueurs avant moi qui ont connu autant de choses aussi jeune. Je n'aurais jamais pu imaginer cette trajectoire quand j'étais gamin et que je commençais le foot. C'est fou. Et c'est aussi pour ça que je voulais faire ce documentaire. Ça me permet de faire le point sur ce que j'ai accompli, et de réaliser tout ça. J'arrive à un tournant de ma carrière maintenant, et ce documentaire me permet de passer à cette nouvelle étape. 

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Le documentaire revient notamment sur les liens forts que tu entretiens avec ta famille. Tu peux nous parler du rapport que tu avais avec ton frère, notamment quand tu étais plus jeune ?

Depuis ma jeunesse, mon grand frère est un modèle. Il m'a influencé en positif. Ça a toujours été une concurrence importante dans ma vie, et encore aujourd'hui c'est le cas. Quand je suis avec lui, c'est encore la compétition, peu importe ce qu'on fait. Le but c'est d'être toujours le meilleur et surtout de ne pas perdre (rires). Et ça m'a boosté tout au long de ma carrière. Ça m'a donné ce mental de gagnant. 

Ce documentaire, c'est un peu pour la postérité ?

C'est quelque chose que je vais garder et qui sera un souvenir important, parce que ça retrace tout mon parcours jusqu'à mes 26 ans. Le fait d'être papa m'a aussi poussé à le faire. Je veux marquer cette période de ma carrière avec des images et des anecdotes, afin de pouvoir le montrer à mes enfants. 

Du coup, est-ce qu'on peut imaginer une suite du documentaire dans quatre ans, quand tu auras remporté ta deuxième Coupe du monde avec les Bleus ?

Ah bah dit comme ça... (rires) ! Pourquoi pas, je ne me suis pas projeté sur l'avenir, mais si dans les 5-6 prochaines années je vis des choses aussi fortes que ce que j'ai vécu jusqu'à aujourd'hui, ça sera avec grand plaisir. On prend rendez-vous dans quatre ans, donc (rires)

Par Julien Choquet, publié le 13/09/2019

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