Lyon’s players congratulate their teammate midfielder Philippe Violeau (3r L) after he scored the second goal for his team during… Lire la suite

Dans l'oeil des twittos : on revit l'historique Lyon-Lens de 2002

Le 4 mai 2002, à Gerland, Lyon accueille Lens pour la dernière journée de Division 1. Jusque là, rien d’extraordinaire. Sauf que ce match voit s’affronter le second, Lyon, comptant 63 points, et le leader lensois qui truste la première place avec 64 unités. On revit ce match sous haute tension avec des twittos supporters, en plus de 140 caractères. 

C’est donc un match décisif qui décidera du sort de cette saison 2001-2002. À cette époque, Lyon n’est pas encore le club qui domine le championnat, l'OL n'a d'ailleurs jamais encore gagné la D1. Mais cette saison là, l'Olympique Lyonnais est favori, la colonie des Brésiliens (Caçapa, Edmilson et Anderson) a vu l’arrivée d’un nouveau compatriote qui deviendra l’idole de Gerland : Juninho.

Lens, pour sa part, a été sacré champion 3 ans plus tôt mais aborde cette saison dans le doute, après une 14ème place la saison précédente et un mercato assez mouvementé. Pourtant la saison 2001-2002 est dominée par le club nordiste qui réalise un très bon parcours en conservant près de 6 points d’avance à 10 journées de la fin. C’est à ce moment-là que l’OL va gratter peu à peu son retard jusqu’à cette fameuse dernière journée, où Lens ne dispose plus que d’un point d’avance sur son dauphin.

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Ce match, ce sont les supporters des deux clubs qui en parlent le mieux.

Raconte nous comment tu as vécu ce match et quelles sont les émotions, les souvenirs que tu en gardes.

@Prugneau (Lyon) : On s’est retrouvés avec mes potes dans un bistro de la Guillotière, ça a été fabuleux. Le contexte était absolument parfait, avec cette obligation de gagner. Honnêtement, personne ne doutait que l’OL allait le faire. Six points de retard à six journées de la fin, quatre à quatre matches, deux à deux matches, c’était pas pour perdre la finale à Gerland.

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@UBlewItAway (Lens) : J'ai suivi ce match avec la certitude que Lens ne serait pas champion, parce qu'on avait vu l'OL revenir comme un bolide dans les dernières semaines de compétition. J'ai regardé le match dans un pub de Lens qui était surchauffé ! Je me souviens d'une certaine confiance qui résidait chez les Lensois présents ce jour là. Pas moi. Des amis me disaient "Mais comment peux tu être pessimiste ? On va le faire" et je répondais inlassablement que "si Lens perdait ce soir, il aurait perdu le titre bien avant de venir disputer cette finale de Gerland". J'étais forcément stressé, et pourtant assez détaché.

@barthruzza (Lyon) : J’étais au stade et l’ambiance dans ce match c’était tout simplement de la folie ! Le ressenti ne vient pas forcément que des virages mais du stade dans son ensemble. C'était à la fois électrique et puissant.

@Louis2Finesse (Lens) : C’était l’anniversaire de mon petit frère, on était en famille avec des amis lensois de mon père qui eux aussi supportent le RC Lens depuis la capitale. Tout était préparé pour que la fête soit totale. Mais Lens n'est jamais véritablement entré dans la rencontre.

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@UBlewItAway (Lens) : Quand Govou marque le premier but, je sais que c'est terminé. L'image qui symbolise cette soirée et la fin de saison du Racing est ce tir de Pierre Laigle que Jean-Guy Wallemme détourne assez pour lober Warmuz. Lens s'est tiré une balle dans le pied, seul, comme un grand, comme il a tant su le faire ces dernières années.

Photo AFP / Franck Fife

Photo AFP / Franck Fife

@Prugneau (Lyon) : 2-0 au bout d’un quart d’heure, tu te dis que c’est plié, puis Bak (un ancien Lyonnais, ndlr) ramène rapidement Lens à un but du titre. Donc jusqu’au but de Laigle après la mi-temps, il y a finalement eu du suspense, ce qui rajoute évidemment à la dimension exceptionnelle du match.

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@Louis2Finesse (Lens) : On prend deux pions coup sur coup dans le premier quart-d'heure, avant de revenir au score par Jacek Bak. On croit alors que le destin va tourner en notre faveur. Que dalle. Parce que c'est bien Jean-Guy Wallemme qui marquera le 3e but lyonnais contre son camp en milieu de deuxième mi-temps. Le scénario est terrible.

Est-ce que ce match fait partie du top 5 des plus grands matchs de l'histoire de l'OL ? 

@Prugneau : Il fait incontestablement partie des 5 plus grands matchs de l’histoire de l’OL, mais aussi du championnat de France. S’il y avait eu défaite, je pense que l’OL ne s’en serait pas vraiment remis. Ça ne veut pas dire que ça n’aurait pas été la meilleure équipe sur l’ensemble des années 2000, mais les titres que les Lyonnais sont allés chercher en 2003 et surtout en 2004, alors que c’était plutôt mal emmanché, sans celui-là, ils n’auraient jamais trouvé les ressources. La gagne, c’est une habitude, et c’est aussi pour ça que l’OL a réussi à enchaîner les titres.

@barthruzza : Pour moi, le titre de champion de France face à Lens est le plus grand souvenir en tant que supporter avec la montée en Ligue 1. J'étais à Gerland pour ces deux rencontres, l'émotion était énorme à chaque fois.

Photo AFP / Franck Fife

Photo AFP / Franck Fife

Quelles ont été les conséquences de ce match sur le RC Lens ?

@UBlewItAway : Je ne pense pas qu'il y ait eu des grosses conséquences suite à cette finale de Gerland. Je crois plutôt que la déception chez les joueurs et les supporters a été très dure à avaler et elle a hanté les esprits pendant pas mal de temps. Pour ma part, c'est surtout l'interrogation qui dominait... Pourquoi Lens s'est il sabordé de la sorte les semaines précédents le final de Lyon ? Comment ? L'enjeu ? La fatigue d'être leader et de devoir être l'équipe chassée chaque week-end ? La peur de tout foutre en l'air ? Je pense qu'il y a un peu de tout...

@Louis2Finesse : Je pense que les conséquences de ce match, on ne les a pas forcément ressenties tout de suite. Mais ce qui est sûr, c'est que perdre ainsi lors du dernier match de championnat, pour ce qu'on a appelé "la grande finale du championnat de France", n'a fait que précipiter Martel dans la folie des grandeurs. C'est les cumuls des saisons 2001/2002 et 2006/2007 qui ont fait péter un plomb à Gervais Martel.

Par Lino Treize, publié le 15/09/2015

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