Elkeson, ici en 2013 après la finale de la Ligue des Champions asiatique, a été naturalisé cette semaine. (AFP/STRINGER – IMAGINECHINA / IMAGINECHINA)
Brazilian football player Elkeson de Oliveira Cardoso, or simply Elkeson, of Guangzhou Evergrande Taobao F.C. is included in the Chinese national training list as the first naturalized football player in the national football team in China, 22 August 2019.

Avant le Mondial 2022, la Chine multiplie les naturalisations

La Chine serait actuellement en train de naturaliser neuf joueurs, dont des attaquants brésiliens évoluant dans son championnat.

Nous vous en parlions il y a quelques semaines : la Chine veut à tout prix devenir une nation de football. Pour cela, le pays a ouvert il y a quelques années la plus grande académie de football, à Guangzhou, où 2 600 élèves s’entraînent chaque jour sur 50 terrains. En début d’année, la Chine déclarait vouloir ouvrir 50 000 écoles de football d’ici 2025, et annonçait également la construction de maternelles dédiées… au football.

L’objectif de toutes ces décisions ? Former des pépites et se créer une équipe nationale compétitive en vue de la prochaine Coupe du monde au Qatar. Et même si ces moyens ne suffisent pas, la Chine a pensé à un plan B, qu’elle a commencé à mettre en place : la naturalisation de joueurs étrangers.

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Pas plus tard que cette semaine, la Chine a naturalisé l’attaquant Elkeson, né au Brésil. Il est ainsi devenu le premier joueur sans origines chinoises à être retenu dans l’équipe nationale. En début d’année, Nico Yennaris, un Britannique dont la mère est chinoise, avait également été naturalisé. Ces deux joueurs devraient évoluer ensemble sous le maillot chinois le 10 septembre, face aux Maldives, dans la course au ticket pour le Mondial 2022.

Elkeson, ici en 2013 après la finale de la Ligue des champions asiatique, a été naturalisé cette semaine. (© AFP/Stringer – ImagineChina)

Selon les autorités chinoises, neuf joueurs étrangers seraient en ce moment même en phase de naturalisation, dont plusieurs attaquants brésiliens qui jouent en première division chinoise, selon l’AFP. "Nous voulons aller au Qatar", a déclaré dans la presse nationale le président de la Fédération chinoise de football, Chen Xuyuan. Mais ce mouvement n’est pas, selon lui, une politique qui sera utilisée à long terme :

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"Les joueurs naturalisés peuvent apporter leur aide pour réaliser cet objectif à court terme de l’équipe nationale. Mais ce ne sera jamais une politique à long terme de la Fédération et le nombre (de joueurs concernés) sera très limité."

En Chine, cette politique ne plaît pas à tout le monde : si certains supporters entendent qu’il faut accéder au Mondial, d’autres s’étonnent qu’il ne soit pas possible de former une équipe compétitive dans un pays de 1,4 milliard d’habitants.

Football Stories avec AFP

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Par Football Stories, publié le 23/08/2019

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