Comment l'Afrique se sert du football pour développer les énergies renouvelables

Depuis plusieurs années, un terrain qui se sert des énergies renouvelables a été inauguré au Nigéria.

État des lieux d'urgence sur le plastique, tour d'horizon des alternatives et bonnes pratiques à adopter #leplastiquenonmerci par France Inter et Konbini. 

À Lagos, plus grande ville du Nigéria et du continent africain, a été bâti un terrain de foot pas comme les autres. Équipé de panneaux solaires, ce terrain innovant est le deuxième à se servir de cette technologie après une première expérience au Brésil en 2014.

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Cette initiative vient d'une collaboration entre Shell, le géant de l'énergie, Pavegen (une start-up qui a pour objectif de résoudre les problèmes électriques en Afrique grâce aux énergies renouvelables low-cost) et Akon, porte-parole pour le développement de l'énergie solaire en Afrique.

Le terrain de Lagos, qui fonctionne grâce aux panneaux solaires... mais pas que (Quartz Africa)

Le terrain de Lagos, qui fonctionne grâce aux panneaux solaires... mais pas que (Pavegen)

Courir pour alimenter l'électricité du stade

En plus de l'énergie solaire, ce stade possède une particularité : il utilise aussi l'énergie cinétique. Dans le cas du football, pour ceux qui ont oublié leurs cours de physique, il s'agit de l'énergie libérée par les joueurs lorsqu'ils sont en mouvement sur le terrain. Des centaines de dalles placées sous la pelouse récupèrent l'énergie déployée par les joueurs et la convertissent en électricité pour éclairer le stade. Pratique.

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Concrètement, cette énergie cinétique, combinée avec l'électricité produite par les panneaux solaires, peut alimenter les réverbères du stade pendant 24 heures. L'objectif à long terme pour la société Pavegen est "d'utiliser la combinaison de ces deux technologies pour améliorer la vie des communautés qui souffrent aujourd'hui d'un manque d'électricité" comme on peut le lire sur Quartz Africa. Le foot, moteur du développement énergétique d'un continent : c'est quand même beau.

Par Julien Choquet, publié le 27/03/2019

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