Le procureur général iranien refuse de nouveau que les femmes mettent les pieds dans un stade

Mardi soir, une centaine d'Iraniennes ont pu assister à la victoire de leur pays en amical face à la Bolivie au stade Azadi de Téhéran (2-1). Mais leur bonheur fut de courte durée. Le lendemain, le procureur général de l'Iran a rappelé que les femmes ne seraient plus les bienvenues dans les stades pour les compétitions masculines. 

Selon le média local Mehr,  Mohammad Jafar Montazéri a déclaré :

"Je suis en désaccord avec la présence de ces femmes hier (mardi) au stade Azadi. Nous sommes un Etat islamique, nous sommes musulmans. (...) Nous nous occuperons de tout responsable cherchant à autoriser à tout prix la présence de femmes dans les stades. Qu'une femme aille au stade et se retrouve face à des hommes à demi nus dans des habits de sport, cela conduira au péché."

Pendant la Coupe du monde cet été, des femmes avaient pu entrer au stade Azadi de la capitale pour suivre la retransmission de la rencontre de leur pays face à l'Espagne (défaite 1-0). C'était une première pour elles depuis la révolution islamique de 1979. Depuis cette date, les femmes n'ont pas le droit d'entrer dans les stades, de pratiquer certains sports ou de participer à certaines compétitions internationales et la plupart de leurs performances ne sont pas retransmises à la télévision, à cause des restrictions sur la présentation des corps des femmes.

Mais les femmes elles-mêmes ont décidé de réparer cette injustice. Comme nous vous le racontions il y a quelques jours, plusieurs comptes sur les réseaux sociaux retransmettent désormais des vidéos et des photos des compétitions féminines en Iran. C'est le cas par exemple de "Footlady" qui partage sur Instagram des matches de foot ou de futsal. 

Avec AFP.

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Que des N'Golo Kanté dans ma team.