En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de nos cookies afin de vous offrir une meilleure utilisation de ce site internet. Pour en savoir plus et paramétrer vos cookies, cliquez ici.

Sianna : "Ribéry écoutait à fond 'Siannarabica' dans les vestiaires du Bayern"

Avec son petit gabarit et son flow XXL, Sianna détonne dans le rap français. Repérée grâce à sa série de freestyles Tour du monde par Booba ou Soprano - pour qui elle a fait les premières parties - la rappeuse de Beauvais kiffe aussi le foot.

Malgré son clip tourné au Bayern, la French(wo)man a deux amours : Paris et le Real Madrid.

© Konbini

© Konbini

Football Stories | Dans tes souvenirs, quelles sont les premières images de foot qui te reviennent en tête ?

Sianna | C’est forcement l'Équipe de France. J’ai des souvenirs vers 2002, 2003, 2004, 2005. Je suis née en 1995 donc je n’ai pas de souvenirs de la Coupe du monde 98 même si après on en a parlé longtemps. Et puis Juninho à Lyon, Ronaldinho à Paris, tous ces joueurs-là.

Ça t’est venu d’où l’amour pour le foot ?

J’ai grandi qu’avec des cousins donc on était en famille, on jouait beaucoup à FIFA. Ensuite, j’ai un papa qui est très axé sport et foot, c’est un grand supporter de l’OM. Et comme je suis très proche de mon père, chez moi ça parle tout le temps de foot, c’est mon père qui me donne les résultats, tous les soirs.

Et du coup, tu es aussi devenue supportrice de l’OM ?

Pas de l’OM, non (rires). Je suis plus PSG bien sûr. À Beauvais, on supporte beaucoup Paris parce qu’on est proches de la capitale. Il y a beaucoup de supporters parisiens là-bas.

Tu te souviens du moment où tu as commencé à supporter le PSG ? C’était à l’époque de Ronaldinho ?

Oui, Ronaldinho et même Anelka, mais mes premiers gros souvenirs, c’est avec Pauleta. Mais je garde toujours cette image du maillot de Paris floqué Ronaldinho, ce n’est pas rien quand même !

Ton père n’est pas triste que tu sois une supportrice du PSG ?

Non, non ! C’est un amateur de sport et il est très juste. Quand Marseille fait un match pourri, il le dit très honnêtement. Pour Paris-Barça, il était pour Paris et il allait même casser sa télé tellement il était dégoûté de la remontada. C’est un supporter juste et objectif.

Quand on parle de Sianna et de foot, on pense forcement à Mehdi Benatia, que tu as dédicacé dans Siannarabica, avant de faire avec lui le clip de Siannallemagne au Bayern. Comment s’est passé tout ça ?

En fait son manager, Moussa Sissoko, c’est un mec de Beauvais, c’est un grand de chez moi. Dès qu’on a commencé à faire du son avec mon groupe, à l’ancienne, c’était le premier à nous soutenir, c’est un peu comme un grand frère. Il m’a dit que Mehdi Benatia avait kiffé Siannarabica et d’autres morceaux. Il m’a dit que Ribéry écoute à fond Siannarabica dans les vestiaires du Bayern et du coup on a eu l’idée de faire Siannallemagne et d’appeler Mehdi sur place pour le clip.

Malgré ça, tu es supportrice du Real. Comment ça t’est venu ?

À la base, je traînais avec un mec archi fan de Cristiano Ronaldo, à ses débuts à Manchester. Au début, ça me saoulait parce que Ronaldo, j’en entendais parler tous les jours. Mais au final, quand je me suis mise à suivre ses matches, je me suis rendue compte que c’était le meilleur joueur du monde. Donc c’est mon amour pour Ronaldo, mais aussi pour Benzema et le fait que Zidane soit l’entraîneur que j’aime le Real.

"Vivement le retour de Benzema en Équipe de France ! On aurait gagné cet Euro avec lui !"

Du coup, tu fais partie des pro-Benzema…

Vivement le retour de Benzema en Équipe de France ! C’est un truc de ouf ce qu’ils lui font, il n’y a pas de raison. À moins qu’il ait vraiment un comportement de ouf dans les vestiaires ! Ce sont des histoires hors du football qui doivent se régler hors du football. Lui, il mérite de jouer, avec tous ses buts et ses trophées au Real Madrid. Moi, ça me révolte ! Zidane pourrait parler à Deschamps, ils s’entendent bien ! On aurait gagné cet Euro avec lui !

Tu es née à Bamako et tu parles pas mal de l’Afrique dans tes morceaux. Est-ce que tu suis le foot africain? 

Les clubs africains non, mais les sélections, oui bien sûr ! J’étais un peu dégoûtée à la CAN cette année… (le Mali s’est fait sortir de sa poule par le Ghana et l’Egypte, ndlr). Après, la CAN, c’est toujours pareil : les terrains, l'arbitrage, c’est pas encore très professionnel. On ne peut rien y faire mais j’étais dégoûtée. En plus, il y a mes frérots qui jouent là-bas, les frères Yatabaré. Ce sont des mecs de Beauvais comme moi. Je connais plus Sambou (Werder Brême) que Mustapha (Karabükspor). Ce sont des gens qui m’ont tendu la main plus d’une fois et c’est vraiment des grands frères. Quand Sambou jouait à Monaco, j’allais chez lui, c’est vraiment la famille.

Il y a d’autres joueurs que tu connais ?

Oui, il y a Layvin Kurzawa. Je l’ai rencontré chez Sambou Yatabaré quand les deux jouaient à Monaco en 2012. Je l’avais revu à un showcase au White Dream (bar parisien qui accueille souvent des showcases de rappeurs, ndlr). Il m’avait dit "Lourd, lourd, ça va péter pour toi". Et je l’ai ensuite revu au Bercy de Booba et c’est lui qui m’a reconnue. Layvin, c’est un bon.

Tu parles moins de foot dans ton album que sur tes premiers morceaux, c’est parce que ce n'est pas assez personnel ?

Oui, c’est vrai. Et encore, je fais une petite référence à Verratti quand même. Le foot, je l’utilise beaucoup en freestyle parce qu’on peut faire des métaphores avec. J’étais plus dans un mode sérieux dans l’album, je raconte des choses.

Tu as sorti la punchline sur le foot la plus hardcore que j’ai entendue : "On te tacle à la gorge parce qu’elle est trop profonde"

Ouais, c’était salace (rires). C’était dans Hunger Games. Ça m’était venu d’une photo que j’avais trouvée sur Internet. Mais c’est du second degré, c’est marrant.

Ton 11 de rêve ?

k_fs_11dujour_160517-01

Anelka je le mets surtout pour sa personnalité que j’aime beaucoup et en plus il est beau (rires).

En savoir plus sur Sianna -> FRENCHMEN #5 : Sianna, plus kickeuse que le plus kickeur de tes copains