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La terrible malédiction des footballeurs cités par Booba

Placer le nom d’un footballeur dans un texte de rap est un exercice courant. Seulement, cela peut avoir parfois pour le joueur des conséquences plutôt néfastes. La preuve. 

Originalité de la rime, référence qui parle à tout le monde et possibilité de rappeler qui sont ses nouveaux amis : Booba - comme d’autres – aime abuser du name-dropping footballistique. Étrangement, la carrière des joueurs cités prend toujours une drôle de tournure. La preuve par 10 :

Le joueur : Marouane Chamakh

La rime :

« Passement de jambe, frappe d’en**** à la Chamakh » (Jour de paye)

La suite de sa carrière : Quand le morceau de Booba sort en 2010, l’attaquant marocain reste sur deux grosses saisons à Bordeaux, conclues par un titre de champion de France puis par un quart de finale de Ligue des Champions.

Le passage de Chamakh à Arsenal sera un échec cuisant. Le club le prête à West Ham avant de le céder à Crystal Palace où il recherche toujours ses talents de buteur.

Le joueur : Eric Abidal

La rime :

« J’cours vite, je frappe fort comme Eric Abidal » (Gipsy King Kong)

La suite de sa carrière : Au-delà de nous surprendre avec le nom d’Abidal comme référence pour la force de frappe, Booba n’a vraiment pas porté chance au pauvre Eric. Un an après la rime du Duc de Boulogne, le Barcelonais doit se faire greffer un nouveau foie. Heureusement, l’opération se passe bien mais Abidal ne retrouvera plus jamais son niveau, que ce soit au Barça, à Monaco ou à l’Olympiakos où il finira sa carrière.

Le joueur : Samuel Eto’o

La rime :

« Négro sur le ter-ter comme Samuel Eto’o » (Caesar Palace)

La suite de sa carrière : Attention, chute vertigineuse. En 2010, Sam fait le triplé championnat, coupe et Ligue des Champions avec l’Inter et José Mourinho.

Quelques mois après la sortie du single de Booba, Eto’o Fils fait le choix surprenant de partir s’enterrer au Anji Makhatchkala, moyennant un salaire astronomique. Ce transfert signe le début de la fin du grand Eto’o, devenu mercenaire du football, vagabondant entre l’Angleterre, l’Italie et désormais la Turquie.

Le joueur : Nicolas Anelka

Pas de rime directe mais une interview + une couverture ensemble. La malédiction de Booba est partout.

Photo : Patrick Swirc pour les Inrocks

Photo : Patrick Swirc pour les Inrocks

La suite de sa carrière : Quelques mois après le fiasco du Mondial 2010, Anelka se pavane avec Booba le temps d’une interview croisée. Le natif de Trappes est serein, il est encore titulaire à Chelsea. Le joueur va doucement décliner pour finir remplaçant dans le club londonien.

Nico ne trouve pas de meilleure idée pour se relancer que la Chine. Un an, trois buts et un poste provisoire d’entraîneur-joueur plus tard, Anelka revient en Europe. N’ayant pu rebondir à la Juve, ni à West Bromwich, l’ex-Parisien continue son petit tour du monde en vendant ses talents en Inde.

Le joueur : Tout le club du Milan AC

La rime :

« Pour eux y'a plus d’espoir, rouge-noir, Kopp A.C. Milan, j'fais le bilan » (A.C. Milan)

La suite de sa carrière : C’est le genre de moment où l’on se rend vraiment compte de la puissance de la malédiction de Booba. Le Milan AC en 2013 reste sur 5 podiums de suite dont un titre de champion et fait partie des monuments du football européen. Mais ensuite, l’équipe est méconnaissable, perd tous ses cadres et enchaîne des indignes huitième et dixième places au classement de la Série A. La guerre entre Booba et La Fouine a fait plus de dégâts qu’on ne le croit … Heureusement, le club va mieux (depuis le départ de Jerem' Ménez - voir plus bas).

Le joueur : Jérémy Menez

La rime :

« PSG, Ménez, "PDRG" sera tout khénez » (Turfu)

La suite de sa carrière : Fan de Booba et de Rohff, Jérémy s’est retrouvé au milieu d’une embrouille qui l’a complètement dépassé. On ne sait toujours pas si son niveau de jeu a été influencé par cette sombre histoire mais la sortie de ce morceau marque le début du déclin de Ménez au PSG.

Même si le joueur originaire du 94 marque le but du titre en 2013, la suite de son aventure parisienne sera moins radieuse. Si Jérem’ semble depuis s’être refait la cerise au Milan AC, il ne faut pas oublier qu’il brille cette saison dans une équipe devenue moyenne.

Le joueur : Kevin-Prince Boateng

La rime :

« J'suis avec Prince Boateng, Balotelli au Milanello » (Turfu)

La suite de sa carrière : Petit prince du Milan AC et a priori fan de rap français, KPB s’est écroulé avec le reste de son équipe milanaise en 2013. Mais la malédiction semble l’avoir touché encore plus profondément. Le Ghanéen se fait expulser de sa sélection nationale en juin 2014 et licencier du FC Schalke, où il était censé se relancer, en mai dernier. Mauvais karma pour Kevin-Prince.

Le joueur : Mario Balotelli

La rime :

« J'suis avec Prince Boateng, Balotelli au Milanello » (Turfu)

La suite de sa carrière : Même rime que son pote Boateng, mêmes conséquences. Après des débuts tonitruants dans le club milanais, Balo va se transformer en avant-centre de moins en moins dangereux. Liverpool tente bien de le relancer il y a deux saisons mais ce sera le plus gros fiasco du fantasque italien, qui n’avait alors marqué qu’un malheureux but en Première League. Cette saison sera-t-elle la bonne avec Nice ?

Le joueur : Andreï Chevtchenko

La rime :

« Je dribble, te la mets au fond comme Chevtchenko » (Rats des villes)

La suite de sa carrière : Bon, on est clairement obligé de se demander si Booba avait mis à jour ses fiches footballistiques quand il a écrit cette punchline. Au moment où sort ce morceau, en juin 2010, Sheva reste sur trois saisons difficiles, alternant entre le banc de Chelsea et celui du Milan AC.

La mayonnaise ne prend plus depuis le premier départ du prodige ukrainien de la maison rouge et noire. Tant pis, le héros rentre au pays et finit calmement sa carrière dans son club formateur, le Dynamo Kiev. Avec quand même un Ballon d’Or 2004 dans la poche.

Le joueur : Karim Benzema

La rime :

« Plus violent qu’du MMA, qu’une double frappe de Benzema » (A.C. Milan)

La suite de sa carrière : Karim, c'est un peu l’exception qui confirme la règle. Cité par les deux camps lors du clash Rohff-Booba, le Madrilène choisira finalement celui du Duc malgré son inoubliable featuring avec Rohff. Depuis, Karim enquille les buts avec le Real, gagne la Ligue des Champions mais, car il y a toujours un mais, est devenu indésirable chez les Bleus.

Par contre, on attend toujours que Booba nous explique ce qu’il a voulu dire par « double frappe ».