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Benash : "J’étais un dalleux sur le terrain, un Luis Suárez"

Pirate numéro 1 de l'équipe de Booba, Benash arrive en solo après l'énorme succès de "Validée". Le Cameroun, Benzema, le PSG et les joueurs de caractère sont les sujets qui le font vibrer quand on lui parle ballon rond.

Depuis la sortie de son album CDG le 31 mars dernier, Benash fait beaucoup parler. Et à travers quelques références dans ses sons, on a rapidement compris que le foot faisait partie intégrante de sa vie. Entretien.

benash

Football Stories | Toi qui es supporter du PSG, est-ce que tu t’es remis de la défaite à Barcelone ?

Benash | Oui, même si c’était une grosse déception.

Tu es de ceux qui pensent que l’arbitre est responsable du résultat ?

Ouais, on dirait un peu. Avec toutes les fautes qu’il leur a accordées et toutes celles qu’il nous a oubliées... Mais gagner 4-0 à l’aller et se faire marcher dessus comme ça au retour, c’est chaud.

Tu penses qu’il leur a manqué du "Jus de bagarre" ?

[Rires.] Ouais, de fou, déjà ça ! Mais il leur a aussi manqué de la concentration. Ça se voyait qu’ils n’étaient pas concentrés. Ils pensaient que la qualification était déjà acquise, on m’a même dit que des joueurs avaient été en boîte la veille [événement qui a été démenti depuis, ndlr].

À quelle époque as-tu commencé à suivre le PSG ?

J’ai commencé vite fait à l’époque de Ronaldinho, mais c’était ses derniers moments. Et après, la période où j’ai vraiment commencé à suivre le club, c’est avec Pauleta. Il marchait sur l'eau, il marquait tout le temps. Mon premier vrai souvenir de supporter parisien, c’est quand Pauleta marque et qu’il déploie ses ailes.

T’as déjà été au Parc des Princes ?

Oui, une fois. J’étais en tribune présidentielle. C’était un petit match, contre Bastia je crois. Il n’y avait pas une intensité de fou. J’étais juste venu voir comment ça se passait au Parc. Ça m’a plu, mais j’aurais préféré voir un gros match. Le match aller contre Barcelone, j’aurai tellement kiffé !

Tu as pratiqué le foot ?

Ouais, j’ai joué en club à Boulogne, à l’ACBB. L’équipe senior joue en CFA. J’ai commencé là-bas à 13 ans, et j’ai arrêté à 19 ans. Le plus haut niveau auquel j’ai joué, c’est dans le championnat fédéral des 14 ans. J’étais bon quand même. Mais j’ai arrêté parce que ma mère ne voulait plus me payer la licence parce que j'étais trop dissipé en cours. Je jouais attaquant ou milieu gauche à l'époque. J’étais un dalleux sur le terrain, un Luis Suarez. Je pouvais croquer des gens, je courais partout. Je ne dribblais pas beaucoup, mais je marquais beaucoup.

Dans CDG tu dis "Attaquant chez 92i, toi chez Poissy". Ils t’ont fait quoi à Poissy ?

C’est juste que c’est un club qui ne joue pas à un niveau très élevé [l’AS Poissy joue en CFA, ndlr]. C’est juste pour dire que je suis chez 92i, c’est lourd, c’est une grosse équipe. Toi, t’es à Poissy, t’as pas le niveau !

Donc, t’es attaquant dans le 92i, mais je croyais qu’il n’y avait que des numéros 10 dans la team de Booba

Oui, mais je peux être attaquant avec le numéro 10 ! Moi je me vois comme un percuteur, un mec qui y va et qui ne lâche pas, c’est pour ça que je dis que je suis un attaquant.

"Les joueurs camerounais ont tout donné pour la sélection et le pays"

Dans ton album, il y a un morceau avec Alonzo, "Chaud dans la ville". C’est votre seconde collaboration ensemble. Quand vous vous voyez, ça se chambre sur le PSG et l’OM ?

Non, on ne se chambre pas vraiment. Mais j’ai une petite anecdote. Quand on a fait le clip de "Cauchemar", notre premier son ensemble, on était à côté du Parc, vu que ma cité n’est pas loin. Je lui dis "vas-y, viens on va faire une scène devant le Parc" et il me dit : "Non, t’es fou, si je fais ça je suis fini !" Ça m’a fait rire. Sinon, non, je ne le chambre pas, même quand on gagne 5-1 chez eux. Mais je crois que je vais commencer à le faire.

Sur tes réseaux, on t’a vu en photo avec Benzema, qui s'est enjaillé sur "Ghetto", ton morceau avec Booba. C’est un peu un membre caché du 92i en fait ?

Oui, on peut dire ça. On est en contact et on s’entend bien. Je le vois quand il vient à Paris. Je l’ai connu grâce à Booba. On s’est vus et on a échangé nos numéros. Quand il fait des bons matchs, qu’il marque je lui envoie "lourd, lourd, lourd !"

Sa non-sélection pour la dernière liste en équipe de France, c’est quelque chose dont il parle ?

Non, il en parle plus dans les médias. Moi je m’attendais à ce qu’il soit sélectionné. Après il y a des jeunes comme Kylian Mbappé. Je pense que Didier Deschamps mise sur la jeunesse pour la longue durée. Je pense que Benzema ne reviendra pas tant qu’on ne changera pas d’entraîneur. Deschamps est chaud sur lui !

Dans "IVMLT", tu dédicaces Tolisso. On t’a aussi vu avec son maillot. Quels sont vos rapports ?

On s’est connus via les réseaux sociaux. Il aimait mes sons, il m’a envoyé un message pour me dire qu’il kiffait ce que je faisais à l’époque de 40000 Gang [l’ancien groupe de Benash, ndlr]. Il était encore jeune, il n’avait pas le même impact que maintenant. Je kiffe son caractère, il ne se laisse pas marcher sur les pieds.  J’aime bien ces joueurs chauds : Inzaghi, Gattuso, Roy Keane, Joey Barton…

Tolisso a chanté du Soprano et non du Benash à son bizutage, tu lui en veux ?

J’avoue que c’est pas clair, ça, faut que je lui en parle [rires] ! Ce n’est pas normal. Je m’attendais à ce qu’il chante du rap hardcore, et il a fait un son tranquille. Peut-être que c’est juste le son qu’il connaissait le mieux.

Tu es camerounais comme tu le rappelles sur le morceau 237. J’imagine que la victoire à la CAN t’a fait plaisir ?

Bien sûr ! J’étais en famille pour regarder la finale et quand ils ont marqué, on a tellement crié... Les voisins ont dû péter les plombs. On était en fête. Je suis toujours les gros matchs du Cameroun en famille. Au départ je ne croyais pas vraiment qu’on gagnerait la CAN, parce que les derniers matchs, ce n’était pas ça. Ils n’étaient pas en place. Là, les joueurs ont tout donné pour la sélection et le pays.

On imagine que ton rêve c'est qu’un Camerounais signe à Paris ?

Bien sûr. Pour Eto’o j’en rêvais. J’aurais acheté le maillot direct. Aujourd’hui, le meilleur Camerounais que les Parisiens peuvent signer, c’est Christian Bassogog. Il a été élu meilleur joueur de la CAN

Ton 11 de rêve ? 

11-de-reve_benash

Même si Cannavaro n’est pas arrière droit c’est pas grave [rires] !